jeudi 21 mars 2019
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Ce brevet technique concerne notamment les officiers servant à l'iRCGN Photo d'illustration.

Cinq affaires qui ont marqué l’année 2017 de l’institut de recherche criminelle de la Gendarmerie

233.198 dossiers, 352.438 échantillons traités et 817.643 actes techniques de laboratoire : l’année 2017 a encore une fois été chargée pour l’institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN). Un travail soutenu salué par son directeur, le colonel Patrick Touron, dans le rapport annuel de l’institut publié à la fin du mois de mars 2018.

L’IRCGN “confirme son statut d’acteur innovant du dispositif forensique (les analyses judiciaires et médico-légales, NDLR) français à la fois par la diversité des domaines scientifiques traités, par le haut niveau d’expertise de ses scientifiques et par ses installations ultramodernes”, souligne-t-il.

Voici cinq affaires marquantes de l’année 2017 qui montrent concrètement le travail des “experts” de la Gendarmerie.

L’ouragan Irma

Photo satellite de l'ouragan Irma. DR
Photo satellite de l’ouragan Irma. DR

Pour la Gendarmerie, l’ouragan Irma, qui a dévasté les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélémy dans la nuit du 5 au 6 septembre 2017, fut l’une des plus grosses opérations de l’année. L’IRCGN a bien évidemment été lui aussi mobilisé sur cette catastrophe climatique. Vingt experts, des médecins, des dentistes légistes et des spécialistes en empreintes génétiques et digitales, sont projetés en Guadeloupe au lendemain du passage de l’ouragan. Equipés du laboratoire mobile d’analyses génétiques, ils réaliseront des examens post-mortem à Saint-Martin et la collecte de renseignements et des autopsies à Pointe-à-Pitre.

Lire aussi sur L’Essor : Comment la Gendarmerie renforce son action après le passage d’Irma

Trahi par son coupe-boulons

On savait déjà qu’une balle peut permettre l’identification de l’arme à feu l’ayant tiré. On sait moins qu’un maillon de chaîne sectionné peut lui même être une trace suffisante pour remonter au coupe-boulons utilisé. Cette prouesse a été réalisée par l’IRCGN au début de l’année 2017. Dans les Alpes-Maritimes, la Gendarmerie enquête sur l’incendie des locaux d’une société spécialisée dans le recyclage des graisses alimentaires. Elle identifie un suspect et retrouve dans un box un coupe-boulons et deux jerricans ayant contenu un carburant. Des indices intéressants mais qui ne permettent pas de boucler l’enquête. L’IRCGN est appelé à la rescousse. Ses analyses établiront que le coupe-boulons saisi est bien à l’origine des coupures observées sur le maillon de la chaîne. Une preuve déterminante pour la poursuite de l’enquête !

Des analyses ADN express

IRCGN ADN Photo d'illustration (M.G/L'Essor).
Photo d’illustration (M.G/L’Essor).

Ce samedi 6 mai 2017, un jeune homme de 25 ans est agressé à l’arme blanche devant son domicile, à Etréchy (Essonne). Touché au dos et à l’abdomen, selon Le Parisien, il succombe à ses blessures. Dans la foulée, les gendarmes interpellent deux suspects. L’IRCGN est alors saisie en urgence pour analyser les scellés avant la fin de leurs gardes à vue. Un premier résultat est obtenu le lundi 8 mai à 3h du matin, avec l’identification du profil génétique du premier suspect à partir des scellés. Puis, quelques heures plus tard, un second profil génétique est isolé. Assez pour permettre la mise en examen des deux suspects.

Identifiés par leur 4×4

voiture IRCGN
Les experts en automobile de l’IRCGN (Photo d’illustration (D.C/L’Essor).

C’est un refus de priorité qui serait à l’origine de la mort d’un motard à Allinges (Haute-Savoie), ce vendredi 13 mai 2017. Cet accident dramatique n’est pourtant pas une affaire simple pour les gendarmes. Car, sans témoin direct, ce dernier s’accompagne d’un délit de fuite. L’IRCGN va apporter une aide précieuse en identifiant en quelques heures, grâce aux débris, la marque, le modèle de véhicule, un numéro de châssis possible et une liste de véhicules suspects. Suffisamment d’informations pour les enquêteurs pour identifier et arrêter, 18h après les faits, un suspect et sa compagne à leur retour de randonnée dans la montagne.

Des traces papillaires sur des pétards

Même si finalement, ce sac à dos contenant des pétards ne présentait aucun risque d’explosion, selon L’Yonne Républicaine, deux précautions valaient mieux qu’une. Ce lundi 16 octobre 2017, sept maisons du village de Laroche-Saint-Cydroine sont évacuées. Un colis suspect aux abords d’un réservoir d’eau vient d’être découvert. Saisis, les analyses de l’IRCGN isoleront trois traces papillaires, dont deux s’avérant celles de la personne soupçonnée, interpellée et placée en garde à vue.

Gabriel Thierry.

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