jeudi 3 décembre 2020
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Le général d'armée Christian Rodriguez (Capture d'écran Linkedin).
Le général d'armée Christian Rodriguez (Capture d'écran Linkedin).

Christian Rodriguez monte au créneau pour défendre les gendarmes du Val d’Oise

Le patron des gendarmes, Christian Rodriguez, n’a pas apprécié l’amalgame fait entre l’affaire Traoré et la mort de George Floyd, et la mise en cause indirecte ce faisant des gendarmes du Val d’Oise.

Le directeur général est monté au créneau dans un post publié sur son blog pour défendre les militaires mis en cause dans l’affaire Traoré, au lendemain de la manifestation organisée à Paris par les proches de ce jeune homme décédé en 2016 à la suite de son interpellation par des gendarmes du Val d’Oise. Cette manifestation s’inscrit dans la foulée de l’émotion suscitée aux Etats-Unis par la mort d’un américain de 46 ans, asphyxié par un policier.

Lire aussi: Adama Traoré et George Floyd, deux affaires bien différentes

Affaire Adama Traoré
La justice enquête sur les circonstances de la mort d’Adama Traoré (Photo/SD/L’Essor).

Cette prise de parole est d’autant plus à souligner que le silence de la direction des gendarmes, sur ce dossier, était régulièrement regretté ces dernières années. L’exercice est en effet délicat: le patron des gendarmes ne peut évidemment faire aucun commentaire sur une affaire à l’instruction.

La publication du message du directeur général s’ajoute aux déclarations de Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, qui a rappelé au Sénat que “chaque faute, chaque excès, chaque mot, y compris des expressions racistes” de la part d’un gendarme ou policier ferait “l’objet d’une enquête, d’une décision, d’une sanction”. Le patron de la Police nationale, Frédéric Veaux, a lui insisté, dans des interventions publiques, sur le fait que la “Police n’est pas raciste”.

Éviter “toute forme d’instrumentalisation”

Que dit de son côté le directeur général des gendarmes? “Jamais je ne céderai aux amalgames”, prévient ainsi Christian Rodriguez. “Les circonstances entourant le décès d’Adama Traoré en France et de George Floyd aux États-Unis ne sont comparables en rien, poursuit-il. Le décès d’un homme est toujours un drame et il est indispensable d’éviter les comparaisons hâtives, comme toute forme d’instrumentalisation.”

Ainsi, à propos de l’affaire Traoré, le patron des gendarmes rappelle que l’intervention des militaires “s’est faite dans un cadre légitime et sous la direction des magistrats”. “Cette intervention fut suivie de plusieurs nuits d’émeutes, de dizaines de coups de feu contre les forces de l’ordre, au cours desquelles les gendarmes ne cédèrent à aucune provocation, signale-t-il. Cela constitue la meilleure réponse à nos détracteurs.”

Et de rappeler son “entière confiance” pour les gendarmes du Val d’Oise. Plus largement, le patron des gendarmes note que les militaires de l’Arme font “face très souvent sur le terrain à des situations extrêmement tendues et délicates”. “Grâce à votre sang-froid, grâce à votre professionnalisme, et grâce aux principes appris lors de votre instruction, vous êtes amenés régulièrement à rétablir ou mettre fin à des situations qui dégénèrent, ajoute-t-il. Il y a indiscutablement une part de fermeté et de force dans votre métier, une force qui se doit d’être toujours légitime car confiée par l’État.”

Un contre-sens absolu pour Christian Rodriguez

“Jamais je ne laissera passer ni s’imposer l’idée selon laquelle la Gendarmerie serait un collectif violent et s’en prendrait à la population, pire, à une partie de la population”, conclut le directeur général. “C’est un contre-sens absolu”, note-t-il, alors que “le service de la population est la raison même de notre engagement”.

Si l’inquiétude du patron des gendarmes est compréhensible, et son soutien aux militaires bienvenu, on peut cependant remarquer que de nombreuses personnes sont venues manifester, mardi soir, d’abord contre la thématique, plus générale, des violences policières, et non pour protester contre le traitement judiciaire spécifique de l’affaire Traoré.

En témoigne par exemple cet article du Monde sur ce sujet qui ne mentionne pas une seule fois les gendarmes. Ou cette tribune du présentateur vedette Harry Roselmack, qui s’est expliqué, sur Facebook, sur sa participation à la manifestation. “En tant que fils de CRS, j’ai un attachement affectif pour la Police, explique-t-il. J’ai toujours été fier de mon père. Et pour moi, tous les policiers devraient être comme lui. Pour moi, tous les gendarmes devraient être comme Arnaud Beltrame. J’ai une haute idée de nos forces de l’ordre. C’est pour cela que je suis allé manifester ce 2 juin à Paris contre les violences policières malgré l’interdiction.”

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2 Commentaires

  1. Louis DOS REIS

    Soutien total à la Gendarmerie et aux forces de l’ordre en général, nos protecteurs exposés quotidiennement aux violences des délinquants et manifestants

  2. JEAN LOUIS RIEU

    plusieurs fois controlé par nos amis les gendarmes je ne me suis jamais retrouvé a plat ventre ou menoté , peut etre le fait que je respecte les forces de l’ordre est un plus ,si je me fais controler la première des attitudes que j’adopte est d’éteindre mon véhicule ce qui je pense doit faire baisser la pression que subissent les gendarmes quotidiennement;félicitations a vous tous

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