dimanche 17 février 2019
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Paris, le 7 novembre 2017, audition de la ministre des Armées, Florence Parly, par la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances 2018. (Capture d'écran Sénat)
Paris, le 7 novembre 2017, audition de la ministre des Armées, Florence Parly, par la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances 2018. (Capture d'écran Sénat)

Ces opérations venues du froid qui inquiètent Florence Parly

Après le satellite trop curieux, l’attaque informatique. Pour la seconde fois en quatre mois, la ministre des Armées a suggéré une responsabilité russe dans une opération visant la Défense française. En septembre 2018, Florence Parly avait déjà mentionné la présence d’un satellite russe trop curieux qui s’était approché d’Athena-Fidus, un satellite franco-italien destiné aux communications militaires sécurisées.

Ce vendredi 18 janvier, à quelques jours de l’ouverture du Forum international de la cybersécurité (FIC), co-organisé par la Gendarmerie à Lille, la ministre des Armées a cette fois-ci révélé qu’une attaque informatique avait visé la Marine nationale à la fin de l’année 2017.

Lire aussi sur L’Essor : Ce qu’il faut retenir du FIC 2018

Des connexions anormales sur le serveur de la messagerie internet du ministère des Armées sont constatées, précise Florence Parly. Ces connexions ont révélé après analyse qu’un attaquant cherchait à accéder directement au contenu de boites mails de 19 cadres du ministère parmi elles, celles de quelques personnalités sensibles.”

Attribution délicate

Certains attribuent à ‘Turla’” le mode opératoire de l’attaque, un groupe de cyber espionnage russophone, signale prudemment Florence Parly. Si la ministre des Armées se garde bien de désigner nommément l’attaquant, l’attribution d’un piratage informatique étant un art délicat, les regards se tournent vers la Russie. Et ce d’autant plus que la ministre fait elle-même le lien avec le précédent exemple de la curiosité du satellite russe évoqué en septembre 2018. On ignorait ce lundi 21 janvier la réaction des autorités russes.

Outre cet exemple, le ministère des Armées a déploré en 2017 cent attaques ayant visé les réseaux de la Défense française. Le chiffre pour 2018 n’a pas été révélé, si ce n’est pour dire que cette barre des cent attaques avait été atteinte dès le mois de septembre 2018. Autant d’éléments qui incitent aujourd’hui les autorités françaises à hausser le ton, en officialisant l’existence d’une doctrine militaire pour le cyberespace.

Les armes cyber apparaissent désormais comme des instruments incontournables de l’action militaire grâce à leur capacité à agir au profit des armes employées dans les autres milieux”, a avertit le général d’armée François Lecointre le chef d’état-major des armées, à propos de la nouvelle doctrine cyber française en matière défensive et offensive. Un ton plus musclé qui a également valeur, pour les cyberattaquants, d’avertissement.

Gabriel Thierry

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