mardi 23 juillet 2019
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Photo d'illustration (Crédit photo:DR).

Ces lacunes à combler dans la formation des gendarmes

Globalement, la formation est un outil qui marche, se félicite-t-on dans la Gendarmerie. Un satisfecit qui n’empêche pas d’esquisser des pistes d’améliorations. “Nous avons identifié quelques lacunes“, signale le général de corps d’armée Thibault Morterol, ce mardi 21 mai, à l’occasion des “Assises de la formation”.

Selon le commandant des écoles de la Gendarmerie nationale, l’Arme peut mieux faire concernant la formation des jeunes gradés en gendarmerie départementale. Ces derniers accèdent à des responsabilités d’encadrement après l’examen d’officier de police judiciaire. Pourtant, cette dernière formation “ne prépare pas à l’encadrement et commandement“, regrette le général de corps d’armée. Or, rappelle Thibault Morterol, “le rôle des gradés en gendarmerie départementale est essentiel”. “Nous avons besoin de gradés solides, poursuit-il. Ces derniers deviennent très vite chefs de patrouille, directeurs d’enquête.” Soit autant de nouvelles responsabilités à assumer.

Lire aussi sur L’Essor: Les pistes d’avenir pour la formation des gendarmes

Mieux former aux outils métier

Deuxième “lacune patente” repérée par le général de corps d’armée, la formation des personnels civils aux outils métier comme la gestion des soldes. La Gendarmerie déplore des échecs à ce sujet. “Des personnels renoncent car ils n’arrivent pas s’approprier des outils”, déplore Thibault Morterol. Une difficulté supplémentaire pour ces agents qui doivent également s’acculturer avec l’univers des gendarmes. Le commandement des écoles réfléchit en outre à davantage d’individualisation des formations du corps de soutien. Et s’interroge sur la possibilité d’un meilleur accompagnement des gendarmes qui passent d’une subdivision d’arme à une autre.

Lire aussi sur L’Essor : Formation des gendarmes : le général Morterol, commandant des écoles de la gendarmerie dit tout à L’Essor (vidéo)

Enfin, un dernier thème pourrait émerger dans les années à venir, celui de l’usage des réseaux sociaux. En témoigne un dérapage signalé par le chef de l’inspection générale de la gendarmerie nationale lors de ces assises de la formation. Le général de corps d’armée Michel Labbé a en effet rapporté le cas d’un gendarme sous le coup d’une enquête des “bœufs-carottes“. A la limite du burn-out, ce militaire passait deux heures par jour sur les réseaux-sociaux. Au point d’oublier les frontières entre vie professionnelle et privée, en échangeant sur la messagerie en ligne Whatsapp des notes confidentielles et des fiches anthropométriques. Des informations transmises à ce groupe fermé qui ont pourtant fini par attirer l’attention des inspecteurs de l’Arme.

Gabriel Thierry

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Un commentaire

  1. Crespin

    Bonjour .

    Mon général , je suis tout a fait d’accord sur ces sujets. Beaucoup trop de gendarmes et surtout leurs conjoints(conjointes) déposent entre autre , trop de photos de leur entourage sur Facebook etc. Les réseaux sociaux en général. Il serait bien de mettre en place un circulaire mettant en garde du danger bien réèl de ces types de pratique .
    Merci d’avoir évoqué ce sujet

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