mardi 7 juillet 2020
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Ce sous-officier fait main basse sur un lave-linge, il écope d’un blâme du ministre

Le linge sale n’a pas été lavé en famille. Lessivé, ce sous-officier affecté au service de musique de la gendarmerie mobile de Maisons-Alfort a écopé d’un blâme du ministre. Une sanction qui fait suite au vol du lave-linge d’un camarade.

Contestée devant le tribunal administratif de Melun, la décision n’a pas été adoucie par la cour d’appel administrative de Paris dans sa décision du 7 novembre 2019. Le 27 juillet 2016, sa hiérarchie avait sanctionné le gendarme d’un blâme du ministre, la sanction la plus élevée du premier groupe. On lui reproche d’avoir tardé à porter à la connaissance de son autorité une histoire de vol. Mais également d’avoir manqué à son obligation de probité.

Lire aussi sur L’Essor: La Gendarmerie adoucit les jours d’arrêt

Vol d’un lave-linge

La sanction fait suite à un drôle de fait-divers, le vol d’un lave-linge entre gendarmes du fort de Charenton, à Maisons-Alfort. En ce mois d’août 2015, ce sous-officier découvre dans une cave de la caserne un lave-linge. Il pousse la porte, ouverte. Pour le gendarme, c’est sûr, l’équipement électroménager est abandonné. Une bonne trouvaille pour ce chineur qui s’empresse de faire main basse sur le lave-linge.

Il s’en mordra les doigts quelques mois plus tard. Car le 28 octobre, son propriétaire porte plainte pour vol après avoir constaté la disparition du lave-linge. Apprenant la plainte, le sous-officier restitue aussitôt l’appareil. Entendu par l’enquêtrice en charge de l’affaire, il fera à la mi-novembre un compte-rendu des faits à son autorité, jugé trop tardif.

L’histoire pourrait faire sourire. Mais pour le gendarme mis en cause, elle est lourde de conséquences. Ce dernier, qui estime la sanction disproportionnée et dénonce l’acharnement de sa hiérarchie, envisage désormais de se pourvoir en cassation devant le Conseil d’Etat. Le sous-officier n’en est pas à sa première bataille. Il faisait déjà partie des musiciens de la gendarmerie mobile ayant refusé leur déménagement dans les années 2000 pour cause de vétusté et de présence d’amiante. Un sacré couac dans la partition comme le titrait L’Essor à l’époque.

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4 Commentaires

  1. Bébert encore

    Ouarff… on a frôlé la cour d’assises. le grand public est friand de ce genre d’affaire lorsqu’un Gendarme est concerné. L’essor devrait créer une rubrique sanctions disciplinaires.

    • Valverde Juan

      En gendarmerie le gros problème c’est la hiérarchie, en fait, tous les carriéristes… Et plus on a un grade élevé, plus on est carriériste… La base est toujours considérée comme une serpillière… La preuve tous ces suicides… Qui sont liés au mutisme de la hiérarchie concernant le mal être des gendarmes qui sont poussés au maximum et dont personne ne dénonce cet hyper mal être… A bons entendeurs salut… Un ancien qui connait et sait pour l’avoir vécu…

  2. claude 34

    Je suppose que ce sous-officier faisait la morale aux contrevenants ,fort de l’autorité que représente son uniforme.
    Comme l’on dit : “faites ce que je dis , pas ce que je fais ”
    Bébert , le ” grand public ” exige que ceux qui sont susceptibles de les sanctionner soient irréprochables , et si en plus ils ne sont pas pleurnichards et ne traitent pas leurs chefs de ” carriéristes ” à tout bout de champs …

    • Old Nike

      Claude 34, prends des lunettes : “affecté à la musique de la gendarmerie mobile”, il ne risque pas de faire la morale et encore moins de sanctionner !

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