mardi 20 avril 2021
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Gérald Darmanin (Capture d'écran Assemblée nationale).

Ce que veut changer Gérald Darmanin pour les policiers et les gendarmes

Entendu par les députés de la commission des lois après la crise politique de la semaine dernière autour du fameux article 24 de la proposition de loi sur la sécurité globale, Gérald Darmanin a présenté ses propositions de réforme, déclinées autour de sept “péchés”.

Si elles concernent avant tout la Police nationale, sous le feu des critiques, ces propositions de réforme touchent aussi les gendarmes. Ainsi, le ministre a évoqué la question des moyens, par exemple en rappelant le projet en cours de généralisation des caméras-piétons. “Quand on doit s’acheter soit-même des caméras à Décathlon”, c’est qu’il y a un problème, a-t-il expliqué en substance.

Au passage, Gérald Darmanin a adressé une pique à ses prédécesseurs anciens ministres. La formation initiale des policiers doit être plus longue, indique-t-il aux députés. La raccourcir de douze à huit mois – ce qui a été fait après les attentats de 2015 – “n’était pas une bonne mesure”. “Nous devons aux policiers plus de formation, il manque du matériel et des cycles horaires adaptés”, note le ministre. Dans la Gendarmerie, la réduction de la durée de la formation connue en 2016 avait été temporaire avant un retour au “régime normal” en août 2017.

Lire aussi: Formation des gendarmes : le général Morterol, commandant des écoles de la gendarmerie dit tout à L’Essor (vidéo)

Gérald Darmanin s’interroge sur l’encadrement intermédiaire

Gérald Darmanin souligne également un problème autour de l’encadrement intermédiaire. “Il n’y a pas assez de chefs, de sous-chefs, de sous-officiers présents dans la rue, énumère-t-il. Il faut recréer un corps intermédiaire d’encadrement sur le terrain plus nombreux pour les policiers et les gendarmes. Être sur le terrain est la plus noble des fonctions.”

Le ministre de l’Intérieur a enfin défendu le bilan de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). S’il a évoqué la perspective d’une fusion avec son équivalent dans la Gendarmerie, l’idée ne semble pas avoir son soutien. Il a soutenu par contre l’obligation d’appliquer les préconisations de sanctions administratives formulées par l’IGPN.

En outre, Gérard Darmanin a suggéré de porter les effectifs de la réserve de la Police à 30.000 personnes. Une proposition qui a plus l’air d’un voeu pieu à l’heure où la Gendarmerie a déjà du mal à financer l’engagement de ses 30.000 réservistes.

“Ma ligne de conduite, c’est d’abord de protéger les Français et de protéger ceux qui nous protègent, les policiers et les gendarmes qui font un métier difficile”, indique Gérald Darmanin. “Je ne serai pas celui qui flatte les policiers et qui les lâche quand cela ne l’arrange”, poursuit-il. Et de rappeler qu’être dans le vent n’est que l’ambition des feuilles mortes.

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