mardi 22 septembre 2020
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Gendarme adjoint volontaire lors d'une cérémonie aux Invalides à Paris. Les GAV sont agents de police judiciaire adjoints (APJA) - (Ph: M.GUYOT/ESSOR)
Gendarme adjoint volontaire lors d'une cérémonie aux Invalides à Paris (Ph: M.GUYOT/ESSOR)

Cannabis, détournement de menottes: des gendarmes démasquent leur ancien collègue

Les gendarmes de Loire-Atlantique ont démasqué leur ancien collègue, un ex gendarme adjoint volontaire qui se livrait au trafic de cannabis.

Un ancien gendarme adjoint volontaire a été reconnu coupable ce lundi 15 juin 2020 de “détention” et “emploi non autorisé de stupéfiants”, après la découverte de 800 grammes de plants d’herbe de cannabis à son domicile de Petit-Mars (Loire-Atlantique) le 3 octobre 2019. Le tribunal correctionnel de Nantes a condamné Anthony A., 25 ans, à six mois de prison avec sursis.

Le jeune homme avait en fait été dénoncé par le nouveau compagnon de sa mère. Ce dernier n’appréciait pas que lui et sa sœur se livrent à un tel trafic. Les gendarmes avaient alors invoqué un mystérieux “problème technique” sur leur véhicule, survenu aux abords du domicile de leur ancien collègue, pour expliquer comment ils en étaient venus à sentir “l’odeur” de ses deux plants de cannabis. La perquisition avait également permis de découvrir des menottes et un gyrophare. Le prévenu avait subtilisé à la Gendarmerie ces objets suite au départ contraint et forcé de l’Arme, un an plus tôt.

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L’ancien collègue avait gardé les menottes

Des faits qualifiés pénalement de “détournement ou dissipation par militaire d’arme”. L’ancien gendarme adjoint volontaire avait expliqué avoir agi “par vengeance”. Son supérieur n’avait en effet alors pas renouvelé son contrat. “Il espérait que, le jour où serait fait un inventaire, la disparition des menottes et du gyrophare serait reprochée à son chef”, explique Me Aurélien Ferrand, l’avocat du prévenu. Ce dernier n’était pas présent à l’audience. Le tribunal correctionnel ne s’est toutefois pas penché sur ce détournement. Le prévenu avait en effet subtilisé ces objets alors qu’il faisait encore partie de la Gendarmerie. L’Arme a donc ouvert une procédure connexe devant la justice militaire à Rennes. Enfin, il détenait des munitions sans autorisation. Mais elles ne venaient pas des stocks de l’Arme. Le prévenu les avaient achetées “auprès d’un collectionneur”.

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