vendredi 25 septembre 2020
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Bulles de protection au dessus des dix stades de l’Euro

Des bulles de protection seront installées au dessus des dix stades de l’Euro 2016 pendant les rencontres pour empêcher le survol accidentel ou volontaire de la zone durant les matchs par un avion de tourisme ou un ULM.

Une série d’arrêtés « portant création d’une zone interdite temporaire » (ZIT) au dessus de ces dix stades viennent d’être publiés dans ce sens.

Chaque arrêté précise la date et les horaires de la ZIT, ses limites latérales (cercles de 5 à 15 km selon les zones) et verticales (de 3.000 à 5.000 pieds, soit 900 à 1.500 mètres). Ces interdictions sont portées à la connaissance des utilisateurs de l’espace aérien par un « Notam » (Notice to airmen, message aux navigants aériens).

Le respect de ces interdictions est confié à l’armée de l’air dans le cadre de sa mission de protection permanente (24 heures sur 24, sept jours sur sept) de l’espace aérien national.

L’armée de l’air reste très discrète sur les dispositifs et les matériels déployés pour l’Euro 2016 mais détient une grande expertise de ce type de mission. Les ZIT sont en effet déployées régulièrement lors de grands évènements en France (sommets internationaux, visites papales, Salon du Bourget, commémorations des débarquements de Normandie ou de Provence …). Une ZIT avait ainsi été installée au dessus du Bourget lors de la COP21 en décembre 2015 et plus récemment pour les cérémonies du centenaire de la bataille de Verdun le week-end dernier.

L’armée de l’air s’appuie sur un dispositif permanent interarmées et interministériel travaillant en réseau (radars, centre national des opérations aériennes). Des hélicoptères et des avions de chasse de la permanence opérationnelle (PO) répartis sur l’ensemble de l’Hexagone, sont prêts à décoller à tout moment et dans les minutes suivant l’alerte dans le cadre de « mesures actives de sûreté aérienne » (Masa). Au total plusieurs centaines de personnels de l’armée de l’air (pilotes, mécaniciens, contrôleurs aériens, commandos …) sont ainsi mobilisés en permanence.

Ces mesures, qui font appel à des moyens actifs (chasseurs et hélicoptères ou armement sol-air), permettent de rechercher l’identité d’un aéronef, d’observer son comportement, de lui faire appliquer une obligation, une restriction ou une interdiction.

Tout écart de route ou de comportement peut alors donner lieu, sur ordre du commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes, à une intervention.

En cas de violation d’une ZIT, un hélicoptère Fennec AS550 décollerait en urgence pour identifier l’intrus et l’inviter, par radio ou par de grands panneaux à message, à se dérouter ou à sortir de la zone. Si le pilote de l’aéronef refuse d’obtempérer ou se montre hostile, l’aéronef peut être neutralisé par un tireur d’élite embarqué sur ordre du Premier ministre.

Des fusiliers commandos de l’armée de l’air s’entraînent régulièrement au tir de jour comme de nuit depuis un hélicoptère avec des fusils d’assaut HK 417 (7,62 mm) et des fusils à pompe TPS de calibre 12.

Pierre-Marie GIRAUD

Photo : AS550 Fennec de l’armée de l’air – Crédit  : Jerry Gunner

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