lundi 23 novembre 2020
Accueil / A la Une / Budget de la Gendarmerie: les points d’attention du député Xavier Batut
Assemblée nationale, questions au gouvernement le 6 mars 2019 (Ph. M.GUYOT/ESSOR)
Questions au gouvernement à l'Assemblée nationale le 6 mars 2019 (Ph. M.GUYOT/ESSOR)

Budget de la Gendarmerie: les points d’attention du député Xavier Batut

S’il a approuvé le budget de l’Arme, le député LREM Xavier Batut, désormais rapporteur des crédits des gendarmes pour la commission de la défense, s’est inquiété de plusieurs points.

Mise en réserve

Comme chaque année, la question de la mise en réserve – ces crédits votés mais gelés – inquiète. Compte-tenu des dépenses qu’on ne peut pas reporter, comme par exemple les loyers, cette réserve s’applique uniquement sur certaines dépenses de fonctionnement. “Cela a un effet d’éviction mécanique sur l’entretien des véhicules et des casernes, regrette Xavier Batut. C’est pourquoi j’estime qu’il conviendrait d’imputer le taux de la réserve de précaution sur les seules dépenses non obligatoires.”

La rémunération des gendarmes

Les mesures annoncées en faveur des policiers récemment ne doivent pas mettre de côté les gendarmes. Un message rappelé par Gend XXI, par exemple, et repris par le député. “La Gendarmerie, on l’a dit, est une force résiliente et disponible en tout temps et en tout lieu. C’est aussi une force qui n’est pas syndiquée. Il nous revient donc à nous, représentants de la nation, d’insister encore et encore sur le fait que les gendarmes ne doivent pas être les oubliés de la politique de ressources humaines et d’investissements du ministère de l’intérieur.”

Lire aussi: Budget 2021: des finances quotidiennes serrées et le retour de l’investissement

Et de citer les hausses des crédits de personnel. Ils augmenteront l’an prochain de 38 millions d’euros pour la Gendarmerie, contre 125 millions pour la Police. Avec un coût des mesures catégorielles très différent: 2,14 millions d’euros pour les gendarmes, 45 millions d’euros pour les policiers. De quoi donner l’impression d’un ministère à deux vitesses.

Logement

Une nouvelle fois, un parlementaire alerte ses collègues sur l’état des logements des gendarmes. “Pour mettre un terme à l’état de vétusté des casernes, il faut certes renflouer les crédits budgétaires – comme le prévoit le plan de relance – mais aussi que l’État, sans coût budgétaire supplémentaire, fasse pression sur les communes et les bailleurs qui ne remplissent pas leurs obligations en matière de gros entretien et de travaux dans les casernes, dit-il. Ces acteurs touchent des subventions et des loyers et, in fine , parce qu’ils sont négligents, le contribuable paie deux fois l’entretien de ces casernes locatives“. Et le député de rappeler que ce logement “est une composante essentielle de l’attractivité du métier de gendarme”.

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Gratuit : la newsletter de "l'Essor"!

Recevez chaque semaine notre newsletter " Rue Bleue " :  articles inédits, veille sur la presse et infos pratiques

Votre inscription est réussie ! Pensez à confirmer cette inscription dans le mail que vous allez recevoir. Merci.