mardi 27 octobre 2020
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Chambre sourde marquant l'entrée de l'exposition "Guerres secrètes" au Musée de l'Armée, du 12 octobre 2016 au 29 janvier 2017. Crédit : ND/Essor.
Chambre sourde ou anéchoïque, salle dont les parois absorbent les ondes sonores ou électromagnétiques, marquant l'entrée de l'exposition "Guerres secrètes" au Musée de l'Armée, du 12 octobre 2016 au 29 janvier 2017. Crédit : ND/Essor.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les guerres secrètes

Qu’est-ce qu’un agent secret ? Pourquoi y a t-il des guerres secrètes ? L’exposition « Guerres secrètes », présentée au musée de l’Armée du 12 octobre au 29 janvier 2017, mêle la fiction à la réalité et dévoile des pans entiers de ce monde de l’ombre.

Parmi les près de 400 objets exposés, certains le sont pour la première fois en France. Des pièces en provenance de musées berlinois ou londoniens, comme le rouge à lèvres « Baiser de la mort » dissimulant un pistolet 6 mm à un seul coup, un pistolet automatique 9 mm Luger P08 à silencieux. Cette arme avait été fabriquée dans le cadre de l’opération Foxley, envisagée pour assassiner Adolf.

Une collection inédite enrichie d’entretiens, notamment avec l’ancien Premier ministre Michel Rocard, auteur de la réforme des services de renseignements à la fin des années 1980. « Au départ, le travail de nos services secrets était assez mauvais », reconnaît ainsi l’ancien bras droit de François Mitterrand dans l’un des tous derniers entretiens réalisés, le 16 juin, 15 jours avant son décès.

« La réalité dépasse bien souvent la fiction »

Les clins d’œil à la fiction agrémenteront le parcours du visiteur avec la présence, en vitrine, du costume porté par l’acteur Jean Dujardin dans OSS117, celui de James Bond dans « Demain ne meurt jamais ». Des extraits de films tels « L’armée des ombres » ou « La bataille du rail » jalonnent également l’exposition. Des films souvent adaptés de romans d’écrivains qui, eux mêmes, comme John Le Carré, étaient des agents du renseignement.

Dans cette exposition, la fiction est avant tout au service d’une meilleure compréhension de ce qu’étaient les guerres secrètes selon le général de division Christian Baptiste, directeur du musée de l’Armée. « La réalité dépasse bien souvent la fiction. Les objets, documents, procédés que vous voyez ici ont été dans les mains de vrais agents et montrent à quel point beaucoup d’actions ont été réussies sans que l’on en ait entendu parler », souligne le général.

 

Les destins d’agents sont ainsi mis en avant, tel celui de Violette Szabo, agent secret franco-britannique du Special Operation Executive (SOE) pendant la Seconde Guerre mondiale. Lors de sa seconde mission en France, pour coordonner les maquis locaux en vue du sabotage des lignes de communication allemandes, elle tombe dans une embuscade tendue par une patrouille allemande. Violette Szabo sera ensuite torturée puis déportée et exécutée à Ravensbruck.

Bien sûr, si l’exposition aborde des secrets, tous les documents présents, en provenance de la DGSE et de la DGSI ont été déclassifiés. Mais le parcours proposé au visiteur s’arrête à la fin de la Guerre froide, en raison du caractère encore confidentiel des faits.

Nathalie DELEAU 

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