lundi 10 août 2020
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Arnaud Beltrame était chuteur opérationnel et titulaire de la valeur militaire ©PHOTOPQR/OUEST FRANCE/LEPREVOST Tania ARCHIVES 14/09/2010

Arnaud Beltrame : un ancien artilleur parachutiste et vétéran d’Irak avec l’escadron para de la Gendarmerie

En offrant sa vie pour épargner celle des autres, Arnaud Beltrame s’est sacrifié. Au delà de la vie de la personne qu’il a remplacée dans la grande surface, ce qui est énorme,  il s’est aussi comporté comme un  soldat qui a concrétisé le sens de son engagement militaire consistant à être prêt à donner sa vie pour assurer la réussite de la mission.

En cela, le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame qui était né à Etampes dans l’Essonne et qui allait avoir 45 ans le 18 avril prochain vient de rappeler , et de quelle manière, par son sacrifice ultime que le gendarme, s’il est un  soldat de la loi est aussi un soldat tout court, et avant tout un militaire.

D’ailleurs les autres armées lui ont rendu hommage comme l’armée de l’Air ou le général Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre sur twitter.

Arnaud Beltrame était en effet pétri de valeurs militaires comme en témoigne son parcours.

 

Cédric, le frère du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, lui rend hommage sur RTL  : “Il a donné sa vie pour un inconnu, il savait qu’il n’avait pratiquement aucune chance”.

Elève officier de réserve du contingent 95/10 à l’école d’application de l’Artillerie à Draguignan (83), il s’était classé parmi les meilleurs de sa promotion à sa sortie, en mars 1996 et avait choisi de servir comme aspirant, chef de section au 35ème régiment d’artillerie parachutiste de Tarbes (65).

Comme ORSA, (officier de réserve en situation d’activité) il avait ensuite rejoint le 8ème régiment d’artillerie, à Commercy (55) où avait  pris la tête d’une section d’observation dans la profondeur, une unité d’élite. Admis sur concours à l’école militaire interarmes de Coetquidan (56) en 1999 et sorti major de la promotion “Campagne d’Italie” en 2001, Ce “Dolo”, (surnom donné par les Saint-cyriens à leurs camarades de l’EMIA en référence aux boîtes de boeuf de marque Dolo des rations de combat)  avait ensuite rejoint directement la Gendarmerie, ce qui n’est plus possible aujourd’hui. Major de sa promo (Capitaine Gauvenet , 2002) à l’EOGN, il avait choisi une nouvelle fois une unité d’élite,  le Groupement blindé de gendarmerie mobile  (GBGM) à Versailles (78) où il a commandé un peloton de VBRG à l’escadron 16/1 tout en préparant  les tests d’entrée du GSIGN (GIGN actuel). En 2003, il a réussi les difficiles tests d’entrée de l’escadron parachutiste d’intervention de la gendarmerie nationale et fait ainsi partie des quelques militaires retenus parmi les 80 candidats de la session.

Chuteur opérationnel , décoré en Irak

Chuteur opérationnel, il a été adjoint au commandant de l’EPIGN et a notamment été engagé en Irak où l’unité a protégé l’ambassade.  Il a conduit, “au péril de sa vie”,  écrit le directeur général dans son hommage, une mission complexe de récupération d’un ressortissant français menacé par  un groupe terroriste. Cette action lui a valu d’être décoré de la croix de la valeur militaire avec citation à l’ordre de la brigade.

En 2006, il a rejoint la Garde républicaine en qualité de commandant de la compagnie de sécurité et d’honneur du 1er régiment d’infanterie à Nanterre (92), l’unité assurant la sécurité du Palais de l’Elysée. Il a ensuite intégré la gendarmerie départementale et pris la la tête en 2010 de la compagnie de gendarmerie départementale d’Avranches (50).

Titulaire d’un MBA en Intelligence économique de l’ISC Paris, il a servi ensuite au ministère de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie comme conseiller auprès du secrétaire général.

C’est en 2017, qu’il a été affecté en qualité d’officier adjoint au commandant du groupement de gendarmerie départementale de l’Aude à Carcassonne (11),

Outre la valeur militaire avec une citation à l’ordre de la brigade, il était chevalier de l’ordre national du mérite depuis 2012, titulaire de la médaille d’or de la défense nationale en 2009, et de la médaille d’Honneur des Affaires Etrangères – Argent depuis 2006.

Didier Chalumeau

 

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2 Commentaires

  1. La gendarmerie couvre peut-être plus de 85 % du territoire, mais la gestion des S semble être uniquement sous la responsabilité d’une institution qui bénéficie de tous les contrôles mais qui ne restituent peu-etre pas la collection. On a l’impression que les militaires gend. sont ignorants des personnes suivies .M. BELTRAME , les éléments du GIGN, les gend. de terrain, pouvaient il avoir rapidement des éléments sur potentiel preneur d’otages???.

  2. Les gendarmes de tout niveau pouvaient ils avoir des éléments d’un potentiel fiché S. La collecte est-elle possible pour l’institution gendarmerie qui couvre 85 % du territoire même en urgence??

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