dimanche 27 septembre 2020
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Cérémonie d'hommage au chef d'escadron Christian Rusig à Tarascon-sur-Ariège (09) (Photo Gendarmerie nationale).
Cérémonie d'hommage au chef d'escadron Christian Rusig à Tarascon-sur-Ariège en novembre 2016 (Photo Gendarmerie nationale).

Ariège : l’hommage de Bernard Cazeneuve au chef d’escadron Christian Rusig

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a rendu hommage mercredi à Tarascon-sur-Ariège au gendarme tué après une course poursuite samedi en Ariège, déplorant qu’un “nouveau pallier” ait “été franchi dans la violence à laquelle les forces de l’ordre sont confrontées”.

“Jamais, jamais nous ne tolérerons que de telles violences puissent être commises”, a affirmé le ministre lors d’une cérémonie sur la place de la commune, rappelant les violences des dernières semaines dont ont été victimes les policiers et les gendarmes. “Les violences commises à leur encontre ne doivent jamais être impunies”, a-t-il insisté, assurant que “la République rattrapera” les auteurs.

Le major Christian Rusig, 55 ans, a été tué après avoir été percuté par un automobiliste qui voulait échapper à un contrôle. “Le suspect a foncé sur lui de manière délibérée avec l’intention de le tuer”, a dit Bernard Cazeneuve qualifiant l’auteur présumé de “chauffard criminel” et de “multi-récidiviste”. Interpellé immédiatement après les faits, l’homme, plusieurs fois condamné, interdit de séjour en Ariège et roulant sans permis a été mis en examen pour “homicide volontaire” aggravé. Il a été écroué. “La justice doit faire son oeuvre et ce, avec la plus grande sévérité”, a fait valoir Bernard Cazeneuve.

“La vie de Christian, c’était la gendarmerie, une seconde famille”

Sous un froid soleil d’automne, la cérémonie d’hommage a eu lieu en présence de quelque 300 personnes, dont de nombreux gendarmes. Le président national de l’ UNPRG était également présent ainsi que  le secrétaire général, Albert Quatrevaux. Le président de l’ UNPRG de l’Ariège était représenté par le vice-président Jeannyck Tribout. Une gerbe a été déposée par le président national au nom de toutes les associations de retraités gendarmerie avec inscription “Entente Gendarmerie”.

Face au cercueil recouvert du drapeau tricolore le ministre est revenu sur la “carrière remarquable” du major Rusig. Engagé en 1983 dans la gendarmerie, il a été en poste essentiellement dans le sud-ouest, sa région natale, et a passé deux ans en Polynésie Française. Il commandait depuis 2011 la brigade de Tarascon-sur-Ariège. “C’était un chef dans l’âme, systématiquement le premier à se rendre sur le terrain. C’était un grand professionnel, un homme de cœur qui servait la République”, a souligné Bernard Cazeneuve.

“La vie de Christian, c’était la gendarmerie, une seconde famille”, a-t-il ajouté, rappelant également que ce père de famille, passionné de rugby et de peinture, laisse une épouse et deux enfants, de 23 et 25 ans. Christian Rusig a été promu à titre posthume chef d’escadron, élevé au rang de Chevalier de la Légion d’honneur et a reçu la médaille de la gendarmerie avec palme de bronze.

Ses obsèques auront lieu ce jeudi 1er décembre à 14h30 en l’Eglise de Grisolles (82) suivies de l’inhumation. Les présidents de l’ UNPRG et de la FNRG seront présents et déposeront, en commun, une gerbe avec inscription “Retraités Gendarmerie Ariège”. Les deux présidents seront accompagnés de leurs porte-drapeaux.

“Un malheur pour la Nation toute entière” 

Dans un texte qu’il a fait parvenir à “l’Essor”, Daniel Seigneur, président de l’union départementale de Haute-Saône de l’UNPRG, salue “la magnifique intervention, très humaniste et réaliste, profondément attachante et relatant à nous les anciens ayant connu cela et aussi pour la nouvelle génération, une autre vérité des liens « affectifs » nous liant à la société que nous servons. Très, très émouvant à suivre. J’en suis bouleversé. Bien sûr, je présente mes respectueuses condoléances à la famille du major Rusig qui allait bientôt pouvoir profiter d’une paisible et méritée retraite, un grand malheur pour les siens, pour la Gendarmerie mais aussi pour la Nation entière. Tous les jours, des gendarmes sont renversés par des cinglés irrespectueux, encore hier et aujourd’hui en Bretagne et en Normandie… Triste réalité les amis.”

 

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