vendredi 18 octobre 2019
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La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire dans le Cher (Photo/SD/L'Essor).

Après un an d’activité, le premier bilan du commandement spécial pour la sécurité nucléaire

Ce jeudi 19 avril, le programme est chargé pour les députés membres de la commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires. Ils auditionnent quatre personnalités, dont le général Pierre-Yves Cormier, le chef du commandement spécial pour la sécurité nucléaire (Cossen). Un “oral” indispensable pour permettre aux parlementaires de faire le point sur la sécurité des installations nucléaires, un domaine dans lequel la Gendarmerie joue un rôle majeur puisqu’elle est chargée de la protection des sites nucléaires d’EDF avec le millier de gendarmes affectés aux pelotons spécialisés de protection.

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L’audition de Pierre-Yves Cormier n’est pas publique. Mais on devine déjà, à la lecture des comptes rendus des personnalités interrogées par cette commission d’enquête forte de trente députés, ce qui va être demandé à l’ancien chef de l’unité de coordination des forces d’intervention. Ce dernier devrait ainsi, avait indiqué Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, proposer au parlement des pistes pour renforcer la sécurité des centrales nucléaires ou rendre plus discrets et moins prévisibles les transports de matières nucléaires.

Activité du Cossen

On en sait également un peu plus, à la lecture des comptes rendus des auditions de la commission, sur le Cossen, un service à compétence nationale actif depuis avril 2017 et rattaché à la direction générale de la Gendarmerie. Ses 64 personnels (des gendarmes, policiers et des civils) sont notamment chargés du criblage des autorisations d’accès aux installations nucléaires, une mission clé de renseignement pour prévenir une éventuelle attaque terroriste sur ces sites parmi les plus sensibles en France.

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En huit mois d’activité, le Cossen a ainsi passé au tamis environ 150.000 personnels, un chiffre à rapporter aux 220.000 travailleurs concernés par ces enquêtes administratives. En tout, selon une source interne, c’est pas moins de 1.300 avis défavorables qui ont été rendus, soit 0,8% des demandes, dont une quinzaine de cas de suspicion de radicalisation. A charge ensuite pour l’employeur des travailleurs concernés d’accorder ou non l’accès, de déplacer ces derniers vers des activités moins sensibles, ou de s’en séparer.

Pour effectuer ce travail de fourmi, le Cossen s’appuie sur le fichier “Accred”. Ce dernier permet d’interroger neuf fichiers de sécurité, dont le traitement des antécédents judiciaires (TAJ), le fichier des personnes recherchées (FPR) et le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation terroriste (FSPRT), ainsi que “d’autres fichiers encore plus confidentiels”, comme précisé de manière elliptique par Gérard Collomb.

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Gabriel Thierry

Outre le Cossen et les PSPG, l’Arme assure également l’escorte des transports civils de matières nucléaires les plus sensibles effectués par voie routière. En tout, on compte environ 4.000 personnes, des agents publics ou privés, affectés à la sécurité du nucléaire civil.

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