jeudi 29 octobre 2020
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La jeune Victorine Dartois (Crédit photo: DR).

Affaire Victorine: les gendarmes de l’Isère mettent en place une cellule de dix enquêteurs

Les gendarmes de l’Isère viennent de mettre en place une cellule de dix enquêteurs dédiés aux investigations sur la mort de la jeune Victorine Dartois.

C’est le parquet de Grenoble qui a annoncé la création de cette équipe spéciale, lundi 5 octobre. Son nom? “HomRoche” pour “homicide” et la commune de “Roche” où a été découvert le corps de l’étudiante de 18 ans. Victorine avait disparu samedi 26 septembre. On avait perdu sa trace au retour d’une après-midi de shopping à Villefontaine, alors qu’elle revenait à pied chez elle. Son corps avait été retrouvé moins de deux jours plus tard, dans un ruisseau. Une information judiciaire a été ouverte pour “enlèvement et séquestration” d’une part, et “meurtre” d’autre part. La jeune femme est en effet morte à la suite d’une noyade causée par l’intervention d’un tiers, selon le rapport d’autopsie. 

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De grands moyens

La Gendarmerie a déployé de grands moyens pour résoudre cette affaire criminelle qui a ému la région. Depuis la découverte du corps de Victorine, l’Arme a engagé chaque jours une quarantaine d’enquêteurs. Des gendarmes ont utilisé des drones pour survoler la scène de crime et ses environs. Selon le colonel Lionel James, le patron de la section de recherches de Grenoble, 130 auditions de témoins ont été réalisées. De même, les militaires ont contacté 662 personnes au cours de l’enquête de voisinage et reçu 305 appels sur le numéro vert. Enfin, le patron des gendarmes de l’Isère, le général de brigade Yann Tréhin, a expliqué avoir doublé les patrouilles de jour et de nuit dans le secteur de Villefontaine.

Les experts analysent les indices

Les experts de la Gendarmerie ont également mis le paquet. Selon Le Parisien, ils ont déjà reçu une cinquantaine de scellés. “Parfois, nous sommes submergés par les scellés, explique au quotidien le général de brigade Patrick Touron, le patron du PJGN. On a alors tendance à se concentrer sur les éléments sur lesquels on a le plus de chance de trouver un ADN ou des empreintes, mais ils ne sont pas forcément au centre de l’enquête. Cette fois, on a estimé que les enquêteurs sur place étaient les mieux placés pour choisir les pièces essentielles.”

Concrètement, les experts s’intéressent de près au sac à main de Victorine et à ses vêtements. Recherches d’ADN, d’empreintes digitales, d’éléments pileux ou de fibres sont au programme des scientifiques de Cergy-Pontoise. Les enquêteurs s’interrogent sur un vol qui aurait mal tourner, sans exclure toutefois l’hypothèse d’un prédateur sexuel. Les obsèques de la jeune femme auront lieu demain, mercredi, en l’église de Bourgoin-Jallieu.

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