lundi 28 septembre 2020
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Illustration (SD/L'Essor).

Affaire Traoré: mis en cause, trois gendarmes ripostent

Les gendarmes de l’affaire Traoré se rebiffent. Une information judiciaire a été ouverte après le dépôt d’une plainte pour diffamation.

“La vérité pour Adama” a-t-elle franchi la ligne jaune de la diffamation? Pour trois gendarmes, la réponse est oui. On vient d’apprendre qu’ils ont déposé plainte, en février 2019, pour diffamation publique. Dans la foulée, une information judiciaire a été ouverte sur ce dossier sensible.

Ce mardi 1er octobre, sa sœur, Assa Traoré, sera entendue au “Bastion”, les locaux de la police judiciaire parisienne. La responsable de page Facebook “La vérité pour Adama” est convoquée pour une audition libre, une étape classique dans les affaires de diffamation.

Lire aussi sur L’Essor: Affaire Adama Traoré, le difficile quotidien des gendarmes du Val-d’Oise

Deux posts sur Facebook

Elle sera interrogée sur la publication de deux posts sur le célèbre réseau social. Deux articles, publiés en décembre 2018 et janvier 2019, ont retenu l’attention. On peut y lire que ce sont des gendarmes qui “ont tué” Adama Traoré, mort dans des circonstances controversées en juillet 2016. Puis les noms de trois gendarmes, déjà diffusés dans la presse, sont ensuite mentionnés pour appeler à leur mise en examen. Ce sont ceux qui avaient interpellé Adama Traoré et qui l’avaient transporté à la caserne de Persan (Val-d’Oise).

Une formulation, au delà d’un appel légitime à la justice, qui a fait bondir les trois militaires. Car, pour le moment, il n’y a aucune certitude judiciaire dans cette affaire toujours à l’instruction. Les trois mis en cause sont actuellement témoins assistés pour des faits de non-assistance à personne en danger. Ce jour de juillet 2016, à Beaumont-sur-Oise, l’interpellation de ce jeune homme de 24 ans avait été particulièrement mouvementée. Il avait fui les gendarmes à deux reprises alors que ces derniers s’apprêtaient à mettre main sur son frère, recherché pour extorsion de fonds.

Pour la famille de la victime, la technique de plaquage au sol est à l’origine du décès. Au contraire, pour les conseils des trois gendarmes mis en cause, le décès du jeune homme serait dû à une maladie génétique, la drépanocytose, associée à une pathologie rare, la sarcoïdose, qui aurait entraîné une asphyxie à l’occasion d’un épisode de stress et d’effort.

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