mardi 29 septembre 2020
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Justice (Photo Matthieu GUYOT/Essor)
(Photo/MG/Essor).

Affaire Traoré : la Cour de cassation saisie d’une demande de dépaysement

La Cour de cassation a été saisie lundi d’une demande de dépaysement de l’enquête sur la mort d’Adama Traoré, décédé lors de son interpellation mi-juillet, a-t-on appris lundi auprès du parquet général de Versailles. “La Cour de cassation a été saisie de la requête du procureur général aujourd’hui (lundi, ndlr).

La signification aux parties est en cours. Elles ont un mois pour faire des observations auprès du greffe de la Cour de cassation”, a expliqué une source au sein du parquet général. La Cour de cassation se prononcera donc sur cette requête passé ce délai.

L’affaire était jusque-là dirigée par une juge d’instruction du tribunal de Pontoise (Val-d’Oise), qui dépend de Versailles. Mais la famille du défunt, critique à l’égard de la conduite de l’enquête, avait réclamé que la procédure soit délocalisée.

L’Inspection générale de la gendarmerie (IGGN) est chargée des investigations sur les causes de la mort du jeune homme, que deux autopsies n’ont pas permis de déterminer. Des résultats d’analyses (anatomopathologie, bactériologie) sont attendus.

Immédiatement qualifiée de “bavure” policière par son entourage, la mort le 19 juillet d’Adama Traoré, 24 ans, avait entraîné plusieurs nuits de violences à Beaumont-sur-Oise, d’où il était originaire, et dans les communes voisines. Sa famille a déposé deux plaintes dénonçant l’attitude des forces de l’ordre pendant et après l’arrestation.

La première, avec constitution de partie civile, dénonce des “violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner”. Lors de son arrestation, le jeune homme avait été maintenu au sol sous “le poids des corps” de trois gendarmes, selon une source proche de l’enquête citant les déclarations de l’un des militaires.

Dans la seconde plainte, la famille accuse une gendarme de “faux en écritures publiques aggravés, dénonciation calomnieuse, modification de scène de crime”.

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