dimanche 17 février 2019
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Les nouveaux généraux de 2018 sont connus (Photo/MG/L'Essor).,

Info L’Essor : découvrez la liste des 41 généraux nommés ou promus en 2019

La liste annuelle d’aptitude des généraux, c’est-à-dire la liste des généraux de brigade promouvables généraux de division et les colonels proposés pour être généraux de brigade en 2019 est désormais connue.

Selon nos informations : elle est de 11 généraux de division (3 étoiles)  (8 en 2018)  et 30 généraux de brigade (2 étoiles) (25 en 2018) en première section et de 3 “divisionnaires”  (3 en 2018) et 9 “brigadiers” en deuxième section. (7 en 2018).

Le nombre de généraux continue à monter car l’objectif est de 160 en 2027. Par rapport aux autres armées, et aux contrôleurs généraux dans la Police nationale, ce nombre est cohérent.

Les écoles se taillent la part du lion

Dans ce “cru” 2019, les écoles de Gendarmerie et les centres de formation se taillent la part du lion. Avec pour la première fois, un général à la tête de l’école de Chaumont, Pierre Bouquin, de celle de Fontainebleau, Stéphane Gauffeny, et de celle de Rochefort, Dominique Chappot de la Chanonie. 

Le commandant de l’EOGN, Christophe Boyer est promu général de division tandis que son adjoint,  Sylvain Duret est nommé général tout comme le troisième adjoint du commandement des écoles, Hervé Flammant.

Le CNEFG de Saint-Astier, fleuron et fierté de l’Arme comptera deux généraux : un général à sa tête, Stéphane Bras mais aussi un second à la tête de la formation, Hervé Massiot. Ce casting de spécialistes du maintien de l’ordre nommés généraux se complète par Richard Caminade, le “référent MO” de la DGGN qui a piloté l’opération de Notre-dame-des-Landes.

Trois gendarmeries spécialisées voient leurs chefs accéder aux étoiles, la Gendarmerie maritime (GMAR) avec le colonel Grimaux , la Gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires (Gsan) avec le colonel Gauttier,  la Gendarmerie de l’armement (GArm) avec le colonel Rémond.

Une troisième femme générale

Une seule femme était dans le créneau pour accéder aux étoiles, il s’agit de Bettina Boughani, qui commande le groupement sud des des transports aériens à Aix-en-Provence après avoir passé plusieurs années aux Nations Unies à New York. Elle est la troisième femme nommée générale en première section après Isabelle Guion de Meritens  (saint-cyrienne) et Anne Fougerat (ancien gendarme).

Les offices centraux “gendarmerie” sont aussi positionnés comme des commandements importants avec Jacques Diacono, chef de l’OCLAESP, office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique. Il a notamment commandé la section de recherches de Marseille.

Dans le domaine de la police judiciaire, le colonel Marc de Tarlé,  adjoint du sous-directeur de la police judiciaire figure sur la liste.

L’outre-mer monte également en puissance avec 3 étoiles pour le général Philippe Debarge,  commandant en second de la Gendarmerie d’outre-mer. Le COMGEND de Mayotte, sera pour la première fois un général avec Philippe Leclercq.

Le COMGEND de Martinique, Dominique Luché, est aussi à la liste comme son prédécesseur, le colonel François Agostini, chef d’état-major de l’inspection générale des armées Gendarmerie. (IGAG).

Après des généraux dans les “groupions” les groupements/région;  comme la Côte d’Or ou l’Hérault, un premier groupement de Gendarmerie mobile, pourrait avoir un général à sa tête dans un avenir plus ou moins proche. Viendra ensuite le temps de généraux dans les gros groupements de Gendarmerie départementale.

Des profils très variés, de l’ancien GA au X en passant par un bordache

Les profils de ces généraux sont très divers, avec des “cyrards’,  des universitaires, des anciens officiers de réserve, un ancien gendarme auxiliaire et gendarme, Pierre Bouquin, un ancien gendarme motocycliste, Didier Rémond, un ancien garde républicain,  Richard Caminade, une ancienne élève de l’école militaire du corps technique et administratif (EMCTA), la colonelle Boughani, un “Bordache” (école navale), Marc de Tarlé, un polytechnicien, Xavier Guimard, un ancien élève de l’école supérieure de techniques avancées (ENSTA), Denis Paule, et un “Dolo”, issu de l’EMIA, Christophe Hermann, qui a commencé sergent dans les transmissions et qui est par ailleurs passé par l’école supérieure d’électronique de l’armée de terre.

Concernant les futurs “divisionnaires”, Hubert Bonneau, responsable de la sécurité des ambassades au Quai d’Orsay et ancien chef du GIGN décroche à 53 ans sa 3 ème étoile de même qu’une figure du “groupe”, engagé à Marignane en 1994, Olivier Kim, commandant des réserves qui aura 54 ans en 2019. Ces deux officiers généraux sont avec Lionel Lavergne, le chef du GSPR,  les seuls officiers généraux de la première section à être chuteurs opérationnels.

Autre général dont la notoriété a fait un bon en avant avec la désormais célèbre “affaire Benalla”, Eric Bio-Farina, commandant militaire de l’Elysée est lui inscrit pour la troisième étoile.

Aux côtés de trois commandants de région, le général Armando De Oliveira qui vient de rejoindre l’équipe de direction de la Gendarmerie après son départ de Beauvau où il était conseiller Gendarmerie de Gérard Collomb est aussi récompensé.

Un grand spécialiste du maintien de l’ordre et de la lutte antiterroriste, Pierre Casaubieilh,  est aussi à la liste pour la 3 ème étoile. Il a commandé Saint-Astier et qui a été adjoint au chef de l’unité de coordination des forces mobiles places Beauvau et été chef du BLAT, le bureau de la lutte antiterroriste.

La liste d’aptitude n’est pas opposable

Cette liste qui n’est pas rendue publique ni opposable, c’est-à-dire qu’elle ne peut pas être contestée au tribunal administratif, est diffusée en interne par bouche à oreille. Les officiers inscrits sur cette liste n’ont pas la certitude d’être nommés car leur nomination doit passer en conseil des ministres. Les nominations se font au fil de l’eau au cours de l’année suivant la liste.

Lire aussi sur L’Essor : 33 généraux nommés ou promus en 2018 : et les nominés sont..

Evolution du nombre de généraux de Gendarmerie (infographie extraire du magazine 505 de l’Essor)

Voici les noms des généraux de brigade inscrits pour le grade de général de division. (nous publierons les autres dans les jours prochains).

Général de division

Général Eric Bio Farina, commandant militaire de l’Elysée

Général Hubert Bonneau,  chargé de la sécurité des ambassades, ancien chef du GIGN

Général Christophe Boyer,

commandant de l’EOGN, ancien commandant de la Gendarmerie maritime

Général Pierre Casaubieilh, adjoint au directeur des opérations et de l’emploi.

Général Bernard Clouzot, commandant la région de gendarmerie d’Occitanie, commandant le groupement de gendarmerie de la Haute-Garonne

Général Armando De Oliveira, adjoint au major général, ancien conseiller du ministre de l’intérieur

Général Philippe Debarge, commandant en second de la Gendarmerie d’outre-mer

Général Olivier Kim,  commandant des réserves de la Gendarmerie

Général Jacques Plays,  commandant de la région Corse

Général Pascal Segura, commandant la région Pays-de-Loire

Général Arnaud Browaeys,  sous-directeur de l’organisation et des effectifs

Généraux de division en deuxième section

Général de brigade Gilles Dautois,  chef de projet à la DGGN.
Général de brigade Philippe Reul, commandant en second la région de gendarmerie de Bretagne et de la zone de défense et de sécurité Ouest à Rennes, ancien directeur adjoint du CHEMI.
Général de brigade François Fabre, chef de la mission du pilotage et de la performance de la DGGN, ancien commandant de la région Franche-Comté.

Général de brigade 1ère section

François Agostini, chef d’état-major IGAG, ancien COMGEND Martinique
Bettina Boughani, commandante du groupement sud GTA
Pierre Bouquin, commandant ESOG Chaumont
Stéphane Bras, commandant le CNEFG de Saint-Astier
Richard Caminade, chargé de projet maintien de l’ordre à la DGGN
Dominique Chappot de la Chanonie, commandant de l’école de Rochefort

Ronan de Lorgeril, commandant la région Champagne-Ardennes
Marc de Tarlé, adjoint au sous-directeur de la police judiciaire
Jacques Diacono, chef de l’OCLAESP
Sylvain Duret, commandant en second l’EOGN
Gérard Escolano, adjoint au général commandant la région Auvergne Rhône-Alpes
Hervé Flammant, adjoint au commandant des écoles
Stéphane Gauffeny, commandant l’école de Fontainebleau
Bruno Gauttier, commandant La Gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires (Gsan)
Jean-Pierre Gesnot, chef du bureau du personnel officiers
Guillaume Grimaux, commandant de la Gendarmerie maritime
Xavier Guimard, sous-directeur de l’anticipation et de la coordination au service des technologies et des systèmes d’information de la sécurité intérieure
Marc Hamel, commandant le centre d’enseignement supérieur de la Gendarmerie (CESG)
Christophe Hermann, sous-directeur de l’ordre public depuis août 2018 ancien commandant de groupement du Var
Pascal Hurtault, commandant en second la région de Bourgogne Franche-Comté
Ronan Le Floc’h, direction des opérations et de l’emploi, ancien chef du bureau de lutte antiterroriste
Philippe Leclercq, commandant la Gendarmerie de Mayotte
Dominique Luchez, commandant la Gendarmerie de Martinique
Patrice Mabrier, adjoint au commandant de la Gendarmerie de Nouvelle Aquitaine
Hervé Massiot, chef de la division formation au CNEFG de Saint-Astier
Tony Mouchet, chargé de mission auprès du directeur des opérations et de l’emploi, chef du pôle de cohérence et de synthèse
Denis Paule, chef de la mission du système d’information Agorha
Didier Rémond, commandant la Gendarmerie de l’armement (GArm)
William Vaquette, direction des personnels militaires de la Gendarmerie, chargé du dossier retraites.
Roland Zamora, commandant en second la région des Pays de Loire.

Général de brigade 2 ème section

Hervé Dagès, DGGN
Xavier Denis, DGGN
Jean-Marie Grimal, commandant en second la garde républicaine
Yannick Herry, délégation nationale à la lutte contre la fraude aux finances publiques
Patrick Knitell,  état-major de la région de gendarmerie de PACA
Bruno Manin, attaché de sécurité intérieure au Benin
Colonel Pascal Prévost (corps technique et administratif) DGGN
Bertrand Redin, chargé de mission et conseiller Gendarmerie auprès du préfet secrétaire général de l’administration pour le ministère de l’intérieur.
Bernard Souchon, chef du bureau des droits individuels à la DGGN.

D.C

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9 Commentaires

  1. PEREZ

    Militaire de la gendarmerie de 1973 à 2007, sous-officier puis officier rang recrutement au dixième qui m’a autorisé à recevoir le commandement d’un escadron de gendarmerie mobile en fin de carrière durant cinq années, je suis stupéfait de cette augmentation de généraux !!! A mon époque pas si lointaine, on en dénombrait une grosse dizaine ce qui en renforçait leur rang et leur prestige. Maintenant mon Institution ressemble à une “véritable armée mexicaine”, ce qui dévalorise fortement ce prestigieux grade. Le “moindre chef de bureau” sera élevé maintenant à ce rang. Regrettable, et fortement dommageable pour la Gendarmerie qui perd là tout son prestige d’Arme d’élite.

    • Tomana

      +1

    • Colin

      Tout à fait d’accord avec la conclusion de PEREZ

    • LACROIX

      Tout à fait d’accord, bientôt les petites brigades seront commandées par des commandants!!!!!!

  2. niout

    Après les retraites “chapeau” voilà les promotions “cadeau”… ! Sans renier la valeur intrinsèque de chacun de ces futurs promus, on doit quand même déplorer que ces nominations deviennent trop systématiques. On doit reconnaître toutes les qualités et compétences professionnelles requises. Mais ces récompenses politiques dévalorisent l’image glorieuse et la fonction militaire Les sous officiers et personnels sont pétris de respect d’admiration pour cette distinction et son rang. Mais comme pour tout, l’outrance commune du nombre nuit au respect de la notoriété qui s’y attachait et qui s’étiolera très vite avec le temps…

  3. Tomana

    +1.

  4. COSKER

    Je découvre que mon ancien chef adjoint, Patrick KNITTEL, dont j’ai établi le dossier de candidature à l’EOGN est inscrit en 2ème section du tableau des Généraux de brigade. A travers ces lignes, et pour cette nomination oh combien méritée, c’est le plus beau cadeau que je reçois de toute ma carrière gendarmique .
    A toi , Patrick et à toi Christine, je vous souhaite bonne chance pour la suite de vos aventures .

  5. Colin

    Incroyable mais vrai, au moment ou la dette de l’état bat des records, le nombre de généraux en gendarmerie va atteindre 150 dans un avenir proche. Dans les années 1960, l’arme disposait à sa tête de 2 généraux et, à ma connaissance, son fonctionnement ne souffrait pas. Aujourd’hui, je considère, comme beaucoup d’ailleurs, qu’il y a un véritable dysfonctionnement, comme dans notre société en général. Il est temps de mettre tout sur la table pour trouver des solutions adaptées et conformes à notre avenir lequel est, pour l’instant, loin d’être radieux.

  6. Jean-Pierre FOUCAUD

    Que va-t-on faire de toute cette pléthore de généraux ?Les planquer dans des services !Ou Commandants de Brigades !!

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