mercredi 29 janvier 2020
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Drapeaux d'associations d'anciens combattants lors d'une cérémonie aux Invalides Photo d’illustration DC /L’ESSOR)
Drapeaux d'associations d'anciens combattants lors d'une cérémonie aux Invalides Photo d’illustration DC /L’ESSOR)

35.000 cartes du combattant d’Algérie (1962-1964) attribuées d’ici fin 2019

Un total de 35.000 cartes du combattant pour les militaires présents en Algérie de juillet 1962 à juillet 1964 seront attribuées d’ici à la fin de cette année. Ce chiffre a été révélé au Conseil des ministres de ce mercredi 13 novembre dans une communication portant sur le soutien aux anciens combattants.

Le monde combattant regroupe deux millions de personnes. Il s’organise en associations qui s’appuient majoritairement sur les anciens combattants de la guerre d’Algérie et des conflits antérieurs. Ce monde combattant compte également les militaires de plus en plus nombreux -210.000 actuellement- ayant participé aux opérations extérieures.

Depuis deux ans, Geneviève Darrieussecq secrétaire d’État chargée des Anciens combattants, organise la concertation avec les associations sur toutes les questions qu’elles souhaitent voir traitées. Le Gouvernement attribue ainsi depuis un an la carte du combattant aux militaires présents en Algérie entre le 3 juillet 1962 et le juillet 1964. Une période de deux ans après les accords d’Evian marquant la fin de la guerre d’Algérie et l’indépendance de l’Algérie.

50.000 bénéficiaires au total

Il y a eu quelque 75.000 soldats français – dont 535 tués – déployés en Algérie pendant cette période. Ces militaires n’avaient jamais pas pu, jusqu’à présent, bénéficier de la retraite du combattant, et des avantages qui s’y attachent. Cette mesure, annoncée en mai 2018, pourrait concerner au total 50.000 bénéficiaires pour un coût annuel de 30 millions d’euros.

La carte du combattant ouvre les droits suivants : retraite du combattant (actuellement 750 euros par an); port de la croix du combattant; titre de reconnaissance de la Nation; constitution d’une rente mutualiste majorée par l’Etat qui bénéficie d’avantages fiscaux; demi-part d’impôt sur le revenu à partir de 75 ans; qualité de ressortissant de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) ; privilège de recouvrir le cercueil d’un drapeau tricolore lors des obsèques.

PMG

4 Commentaires

  1. Miard

    Mon père vient de décéder il faut le dire tout s arrête au décès rien pour la veuve alors que mon père a passé 28 mois en tant que appelé en Algérie merci aucune pension de réversion pour la veuve vive la France cela vous dégoûte d être français

    • Manson

      Je vous suis. Mon oncle a fait cette guerre, 24 mois. Lui non plus aucune reconnaissance. Il est décédé !

      Le gouvernement aime mieux décorer des footballeurs, cinéastes et autres que nos Militaires qui ont fait cette guerre d’Algérie.
      Soyez fière de votre papa. Mes respects

  2. Missler Charles Bernard

    Les anciens d’Algérie, presents durant la période (1962-1964) ont eu plus de 22 morts par mois, total, 535 , Comment sont ils classés, en O P E X ,et si c’est le cas, le nombre inscrit ,sur le monument dédié aux O P E X ,et récemment inauguré, ne reflète pas la vérité sur les chiffres des morts .je tiens à préciser que sur ma reponse de demande de carte d’anciens combattants pour cette période ,je suis inscrit, comme O P E X .Donc le nombre de morts en O P E X est de 535 Algérie, 549 autres Total 1084

  3. Saharien

    Après Juillet 64, il y avait encore des appelés. Eux ils n’ont droit à rien????. A 80 ans peu être.

    Mes respects.

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