jeudi 9 avril 2020
Accueil / A la une / 27 escadrons à Paris pour la manifestation de ce 10 décembre contre la réforme des retraites
Illustration (MG/L'Essor).

27 escadrons à Paris pour la manifestation de ce 10 décembre contre la réforme des retraites

Le dispositif de maintien de l’ordre reste massif mais est en légère baisse. Selon nos informations, près de 47 unités de forces mobiles seront déployées pour la manifestation du 10 décembre dans la capitale.

Les gendarmes de 27 escadrons de gendarmerie mobile seront présents. Un chiffre auquel il faut ajouter vingt unités de CRS. Les manifestants contre la réforme des retraites défileront cette fois-ci rive gauche. Le cortège partira de la place Vauban à l’arrière des Invalides pour rejoindre la place Denfert-Rochereau. Ce mardi, l’emploi des forces devrait être similaire à la précédente manifestation. Autour de la place de l’Etoile, on retrouvera les blindés des gendarmes. Le préfet de police Lallement compte surtout sur les caméras mobiles le long du parcours. De même, les unités motorisées devront donner de la réactivité à ses forces. Une politique qui se traduit par un fort emploi des ″voltigeurs″, les brigades motorisées mobiles, avec 18 unités mobilisées.

 

Lire aussi sur L’Essor : 61 escadrons de gendarmerie mobile mobilisés pour les manifestations du 5 décembre

Moins nombreux

Les forces mobiles sont légèrement moins nombreuses pour cette manifestation du 10 décembre que lors de la précédente. Jeudi 5 décembre, près de 30 escadrons avaient foulé le pavé parisien. Vingt-six unités de CRS étaient également présentes. Le dispositif avait fait ses preuves : le cortège des manifestants avait pu rejoindre la place de la Nation, l’arrivée prévue de la manifestation. Aux premiers heurts sérieux, place de la République, des unités avaient été envoyées au contact pour éviter de noyer les manifestants sous les gaz lacrymogènes. Le diffuseur lacrymogène avait ainsi, par exemple, été privilégié.

Signe d’une stratégie policière réussie, un post d’une page facebook proche des manifestants autonomes, Acta zone, avait fait état d’un bilan en demi-teinte des membres du ″cortège de tête″, cette composante qui mêle émeutiers, militants autonomes et manifestants en dehors des syndicats. ″Comme nous l’avons vu jeudi, déclencher des affrontements à peine quelques mètres après que le cortège se soit élancé implique presque toujours son blocage et sa neutralisation″, regrettent les auteurs de cet article.

G.T

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *