lundi 23 juillet 2018
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Le défilé de la promo ( photos Benoît Couvreux/école de Chaumont)

Chaumont : la promotion gendarme Bouchenard baptisée : vidéos et diaporama

La cérémonie de baptême de la promotion “Gendarme Bouchenard”  de la 3ème compagnie d’instruction constituant la 488ème promotion  de l’école de Gendarmerie de Chaumont s’est déroulée  le 15 juin 2018 sous la présidence du général de corps d’armée Hervé Renaud, directeur du personnel militaire de la Gendarmerie (DPMGN) et le colonel Pierre Bouquin, commandant de l’école.

La date du 15 juin n’a pas été choisie par hasard, car c’est celle de la mort au combat du parrain de promotion. (Lire ci-dessous).

 

117 ( 83 Garçons et 34 filles) sur 124 des élèves gendarmes incorporés le 25 septembre 2017 sont allés jusqu’au bout. S’ils étaient issus du concours externe, 92, soir 79 % étaient anciens gendarmes adjoints volontaires. La promotion compte aussi  8 anciens militaires, 16 anciens réservistes et 1 seul civil sans aucune expérience militaire!

Pendant sa scolarité, cette compagnie a été engagée à deux reprises sur des opérations. Ainsi, le  29 octobre 2017, un peloton a été engagé pour dans le cadre de l’affaire Alexia Daval.
– Du 17 au 21 mai 2018 : la compagnie a renforcé le service d’encadrement du pèlerinage militaire à Lourdes.

Major de promotion : Julien Couquet, ancien GAV

Le major de promotion, âgé de 22 ans et originaire de Limoges est titulaire d’un baccalauréat technique, option comptabilité et finance et était gendarme adjoint volontaire au PSIG de la Valette- du- Var (83). Il a choisi la Gendarmerie mobile en région sud.

Il a remporté le prix de la Fondation de la Maison de la Gendarmerie, le prix de la Médaille Militaire et le prix de la fondation Maréchal De Lattre De Tassigny.

Président de la promotion : Thomas Fabre, ancien officier pilote d’hélicoptère dans l’ALAT et fils de gendarme 

Agé de 35 ans, originaire de Saint Palais (64), titulaire d’un Bac +4, sciences physiques, Thomas Fabre qui était élève infirmier avant de présenter le concours a un passé militaire puisqu’il a été d’abord élève officier pilote navigant dans l’armée de l’air. Passé par l’école des  sous-officier d’active de l’armée de terre à Saint-Maixent et l’école de l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) à Dax, il a servi 7 ans comme capitaine au 5°régiment d’hélicoptères de combat (RHC) à Pau. Il est fils de gendarme.

Il a choisi le groupement des forces aériennes gendarmerie Est, détachement aérien de gendarmerie Dijon- Longvic. 

 

Niveau d’études de la promotion

– 6 sont titulaires du brevet des collèges

-11 sont titulaires de BEP et CAP
– 56  sont titulaires du Bac
– 11  sont titulaires d’un bac +2
– 3 sont titulaires d’un Bac +3
– 1 est titulaire d’un Bac +4
– 1 est titulaire d’un bac +5

Origines géographiques :
– Région Ile de France : 5
– Nord : 11
– Grand Est : 9
– Basse et Haute Normandie : 1
– Bretagne : 03
– Pays de la Loire : 5
– Poitou Charentes-Limousin- Aquitaine : 7

– Midi Pyrénées- Languedoc Roussillon : 8

Le Gendarme Bouchenard, tué au combat

Le parrain Pierre Bouchenard est né le 31 août 1901 à Chaumont. Pupille de la nation car non reconnu de son père et abandonné par sa mère, dès l’âge de 13-14 ans il travaille comme domestique agricole à Dampierre.
 A 19 ans il rencontre Marthe, qu’il épousera le 0 juin 1925 et avec qui il aura 5 enfants : Jeanine l’aînée née le 28 décembre 1926, puis Nelly née le 04 janvier 1928, James né le 07 mars 1929 et enfin les jumeaux Edith et Max nés le 13 septembre 1937.
Le 21 avril 1921, à 20 ans, il est appelé au service militaire et sera affecté pendant deux ans au régiment d’infanterie basé à Constantine en Algérie jusqu’au 30 mai 1923. 
Le 11 septembre 1924, il rejoint la Gendarmerie, et le 01 octobre 1924,  l’école de Gendarmerie de Strasbourg.

Nommé gendarme le 31 août 1926, il prête serment au tribunal de première Instance à Constantine le 8 septembre 1926.
En 1927, il est muté à la 7ème Légion de Gendarmerie à Besançon. Plus tard, il rejoindra la brigade territoriale de Fayl-Billot.
 Quelques années plus tard, la guerre fait rage et le 15 juin 1940, il se porte volontaire pour défendre la patrie avec trois de ses camarades. Ils rejoignent le 6ème Bataillon de Chasseurs Pyrénéens pour combattre l’invasion allemande. Ils prennent place au lieu-dit Pont- de- Pierre sur la commune de Gray. Armés seulement de deux canons anti-chars, ils décident de se battre et défendre héroïquement le pont. Il est blessé au cou et décédera des suites de ses blessures ce jour du 15 juin 1940.
Il est décoré à titre normal de la médaille militaire, et à titre posthume, il est fait chevalier de la Légion d’honneur et décoré de la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil.

L’insigne de promotion

En retrait à l’arrière, il reprend deux symboles bien connus des Gendarmes : d’une part, on trouve la grenade à huit flammes or, symbole d’élite et attribut de la Gendarmerie nationale depuis 1797. D’autre part, un peu moins en retrait, on aperçoit le glaive de la loi ou forte épée, représentant le combat ardent, âpre et incessant contre l’injustice. La droiture de cette arme symbolise la volonté d’accomplir la mission confiée. Sur la lame, le grade et le nom posés en lettres capitales “Gendarme Bouchenard”. La garde du glaive représente le Pont de Pont-de-pierre. Gendarme de la 7ième LGM, compagnie de Haute- Saône, brigade de Fayl-Billot mortellement blésé à Pont-de-pierre, commune de Gray en défendant énergiquement la position face à l’ennemi plus nombreux et mieux armé. Le symbole se blasonne de bleu, barré d’une bande d’argent entre deux bandes d’or. Ce sont les armoiries de l’ancienne province de Champagne. A gauche vient s’ajouter la représentation du département de haute marne avec les couleurs de la ville de Chaumont. Enfin, entourant la garde de l’épée, la décoration la plus haute obtenue pour le gendarme Bouchenard à titre posthume. Il est également décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre 39-45.

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