jeudi 19 juillet 2018
Accueil / L'actualité Hauts-de-France / Les brigades territoriales de contact expérimentées

Les brigades territoriales de contact expérimentées

Le ministre de l’Intérieur, s’est rendu ce jour à la brigade de gendarmerie de Sains-Richaumont, dans l’Aisne, pour lancer l’expérimentation nationale du dispositif des « Brigades territoriales de contact ». Expérimenté depuis le 1er février 2017 pour un période de six mois, ce dispositif sera mis en place dans 24 départements, dans 30 brigades.

« L’une des priorités du Gouvernement est de garantir la sécurité de tous les Français, où qu’ils vivent, dans les métropoles, dans les zones urbaines, en secteur périurbain ou dans les zones plus rurales ” a indiqué Bruno le Roux.

Photo d’illustration (S.D L’Essor).

Il poursuit un objectif prioritaire : renforcer la qualité de la relation qu’entretiennent les gendarmes avec les élus et la population, dans le cadre d’un véritable service de proximité.

Ces brigades seront équipées de nouveaux moyens technologiques permettant aux gendarmes de traiter sur le terrain une part importante de l’activité auparavant effectuée dans les locaux de l’unité, renforçant par là leur présence sur le terrain.

Le dispositif contribuera également à préserver la qualité du maillage territorial de la gendarmerie, qui compte 3 111 brigades réparties sur l’ensemble du territoire français.

Néogend au coeur de ce projet

Concrètement, les militaires expérimentant ce dispositif vont se voir décharger de certaines missions, par exemple des actes de police ou des tâches administratives, “pour qu’ils puissent se déplacer au plus près des gens” et se recentrer sur “la police judiciaire de proximité, le contact avec la population et le renseignement”, précise l’entourage du ministre.
Téléphones portables et tablettes – le programme Néogend- doivent permettre à ces gendarmes ” de retrouver leur environnement de travail dans leur mobilité“, ajoute-t-on de même source.

Néogend brigades de contact
Les gendarmes vont être équipés de tablettes et de smartphones dans le cadre du projet Néogend (photo illustration D.C)

“Je suis particulièrement attaché au maillage territorial fort et efficace de la gendarmerie nationale, amenée à adapter en permanence son organisation aux évolutions de la délinquance et aux mouvements de la population”, a déclaré M. Le Roux, cité dans un communiqué du ministère de l’intérieur.

Lors de son audition, le 18 octobre 2016, devant la Commission de la défense nationale et des forces armées, dans le cadre du projet de loi des Finances 2017, le directeur général de la gendarmerie nationale, le général Richard Lizurey, avait indiqué vouloir “rendre présence et visibilité à la gendarmerie nationale, en particulier aux petites brigades”.

“C’est essentiel, car nous avons pu perdre le contact ici ou là, à la faveur des évolutions successives et de la rationalisation à laquelle nous avons procédé. Je ne veux pas dire par là que celle-ci n’était pas une bonne chose, simplement que nous devons maintenant nous interroger sur l’évolution à venir”, avait expliqué le général Lizurey.

A voir également

Garde républicains et légionnaires dans la cour d'honneur des Invalides (MG/L'Essor)

Défilé du 14 juillet 2018 : les gendarmes intervenus pour Irma à l’honneur avec les promotions Beltrame et Valdemoro

Cette année, le défilé national du 14 juillet aura pour thème “Fraternité d’armes sous l’uniforme …

4 Commentaires

  1. Quels cons, il s’agit ni plus ni moins que de la « Surveillance générale ». Quand j’ai commencé en Gendarmerie, la priorité était la connaissance du terrain et surtout de la population, à 6 sous-officiers nous réglions 90 % des problèmes. Nous avions un canton à surveiller, maintenant les gendarmes en ont 3, comment peuvent-ils-être compétents ? Ils font comme leurs amis de la police, ils gèrent au plus urgent et ne connaissent plus personne. Hormis le boulanger qui leur donne des croissants à 05H30 (avant de rentrer de service). Tout a été bradé, il n’est plus possible de revenir en arrière. La gendarmerie est foutue, elle n’a plus rien d’être. Elle s’e’st politisée alors que la police s’est militarisée (Dixit les grades……..)

  2. paco

    Pour créer une brigade de contact le personnel est déplacé de brigades territoriales, donc ont déplace le problèmes de maque d’effectif….car si les brigades territoriales avaient un nombre de personnel plus important, alors les gendarmes pourraient aller au contact de la population.
    Une population qui d’ailleurs donne des infos sans pour autant avoir besoin de contact. (téléphone pour dénoncer des faits …) si ces infos sont traités, ce qui n’est pas le cas quand les effectifs sont faibles et le personnel démotivé.
    Alors aujourd’hui brigade de contact, demain service de proximité, puis brigade de service de proximité, puis réserve citoyenne de contact de proximité….et pendant ce temps le planton qui règle les problèmes de violences, d’alcoolisme, de misère sociale….de plus en plus seul dans des locaux obsolètes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *