dimanche 24 septembre 2017
Accueil / L'actualité Île-de-France / Voiture de police incendiée à Paris en 2016 : le principal suspect identifié
Les pompiers ont éteint l’incendie vers 13h. (Photos “L’Essor de la Gendarmerie nationale”).
(Photos “L’Essor de la Gendarmerie nationale”).

Voiture de police incendiée à Paris en 2016 : le principal suspect identifié

Le principal suspect dans l’enquête sur l’attaque et l’incendie d’une voiture de police à Paris en mai 2016 a été identifié et ne s’est pas présenté à une convocation en vue d’une mise en examen fin mars, a appris l’AFP jeudi de sources proches de l’enquête et judiciaire.

Les enquêteurs considèrent que cet homme, un Suisse né en 1989 et “connu dans la mouvance anarcho-autonome“, est celui qui a projeté un fumigène allumé dans le véhicule, provoquant son incendie alors que deux policiers, finalement sortis indemnes, se trouvaient à l’intérieur, a expliqué une source judiciaire.

Les juges, qui ont mis en examen huit personnes, ont récemment clos leurs investigations, mais ils peuvent encore lancer des poursuites à l’encontre de ce suspect, qui réside en Suisse selon une source proche de l’enquête.

La violence de l’assaut avait provoqué un vif émoi. Les faits avaient eu lieu le 18 mai 2016 près de la place de la République, en marge d’un rassemblement de policiers inédit à l’appel de leurs syndicats contre la “haine anti-flics“, sur fond de tensions récurrentes entre les manifestants contre la loi travail et les forces de l’ordre.

Les vidéos qui avaient circulé sur internet montraient plusieurs personnes cagoulées cassant des vitres à coup de pied ou lançant des plots de circulation sur le véhicule, jusqu’à ce qu’un protagoniste projette un fumigène allumé par la vitre arrière brisée. Les huit personnes mises en examen sont poursuivies notamment pour tentative de meurtre contre des policiers, des faits passibles de la cour d’assises. Trois sont toujours en détention provisoire.

Après la fin de l’enquête, le parquet de Paris doit encore prendre ses réquisitions, puis les juges ordonneront un procès ou un non-lieu.

Quatre premiers suspects avaient été arrêtés quelques heures après les faits, mais seuls deux d’entre eux, les frères Angel et Antonin Bernanos, connus dans la mouvance antifasciste, avaient été placés en détention provisoire. Le premier, alors âgé de 18 ans et soupçonné d’avoir frappé avec une tige en fer l’un des deux policiers, avait été remis en liberté fin juin, après l’arrestation pour les mêmes faits d’un autre homme, un informaticien de 39 ans.

Quant à Antonin Bernanos, 22 ans, soupçonné d’avoir brisé la vitre arrière à l’aide d’un plot en métal, ce qu’il conteste, il a été remis en liberté le 28 mars dernier par la cour d’appel de Paris, alors que les juges d’instruction et le parquet s’y opposaient.

Les quatre premiers suspects avaient été identifiés par un témoin anonyme. Il s’est avéré être un policier infiltré sur place, son nom apparaissant sur un procès-verbal par erreur. Les avocats de la défense avaient dénoncé un procédé déloyal, démontrant selon eux la précipitation des enquêteurs. “La personne identifiée” comme pouvant être le lanceur du fumigène “n’a aucun lien avec les frères Bernanos, ils ne se connaissent pas“, a indiqué l’un des avocats d’Angel et Antonin Bernanos, Me Hugo Levy.

Un autre avocat des deux frères, Me Jérémie Assous, assure que ses clients “n’ont jamais été interrogés sur ce protagoniste“.

A voir également

Liberté d’expression des députés : pas de sanction contre l’ex-patron du Raid

L’ex-chef du Raid devenu député LREM Jean-Michel Fauvergue ne sera pas sanctionné pour ses accusations …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *