dimanche 24 septembre 2017
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Photo d'illustration (S.D L'Essor).

Un spécialiste propose de transférer la sécurité publique de la police aux régions

Transférer la compétence de la sécurité publique aux régions : c’est la proposition iconoclaste d’un spécialiste des questions de police dans un livre contenant quinze propositions pour réformer l’institution policière.

Un certain nombre des propositions du livre « Police (s), des haies d’honneur à la haine anti-flics » en vente à partir du 17 mars (Editions Bréal, 114 pages, 7,90 euros) concernent également la gendarmerie. Des propositions émises en pleine campagne présidentielle, dont l’un des thèmes majeurs reste celui de la sécurité.

L’auteur Marc O. Ezrati propose de « réinventer  la police» après avoir rencontré une centaine de policiers de tous les grades au cours de quelque 320 heures d’entretiens. Il dit avoir constaté que les policiers sont passés en moins d’un an des « haies d’honneur »  (manifestations de soutien des Français lors des attentats de janvier et de novembre 2015) à la haine anti-flics (manifestations du printemps 2016 contre le projet de loi El Khomry et celles, plus récentes contre les « violences policières »).

Marc O. Ezrati estime qu’il est « nécessaire de revenir à une police de proximité pour développer et renforcer la relation entre les policiers ». A cette fin, il suggère de transférer les compétences de la sécurité publique aux régions, en plaçant les policiers sous l’autorité administrative conjointe des présidents de région et des préfets et de l’autorité judiciaire du Parquet. Selon l’auteur, cette proposition ne concerne pas la gendarmerie.

L’auteur prône la création d’une « Haute autorité de la sécurité intérieure », structure indépendante placée sous l’autorité de Justice et chargée du contrôle des services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des polices municipales et des sociétés de sécurité.

En revanche, une proposition forte de Marc O. Ezrati vise tant la police que la gendarmerie. L’auteur prône la création d’une « Haute autorité de la sécurité intérieure », structure indépendante placée sous l’autorité de Justice et chargée du contrôle des services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des polices municipales et des sociétés de sécurité. Elle serait chargée d’enquêter  sur les atteintes aux règles déontologiques (bavures, ouverture du feu) et les crimes ou délits commis par ces dépositaires de l’autorité publique.

De fait, cette haute autorité remplacerait alors les actuelles inspections générales de la police nationale (IGPN) et de la gendarmerie nationale (IGGN). Les deux inspections seraient transformées en directions de l’audit et de la qualité.

Parmi les autres propositions, figurent notamment celle de la réduction du temps de formation initiale des gardiens de la paix au profit de la formation continue ou le renforcement du renseignement territorial par des unités de police et de gendarmerie assurant, à l’échelle d’une commune ou d’un quartier le traitement des « signalements suspects » ou la vérification des « signaux faibles ».

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