lundi 23 octobre 2017
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Six mois avec sursis requis contre le gendarme libertin et vengeur d’Arles

Une affaire aussi surréaliste que pathétique mais révélatrice des dérives des réseaux sociaux qui n’épargnent pas les gendarmes a été évoquée lundi devant le tribunal correctionnel de Tarascon dans les Bouches-du-Rhône.

On apprend par La Provence, que le parquet a requis une peine de six mois de prison avec sursis contre un gendarme de la brigade d’Arles – muté depuis- pour avoir envoyé via le réseau social Snapshat une carte de voeux illustrée de trois photos coquines et non équivoques de son ex-compagne, gradée de cette unité, à deux de ses subordonnés.

Le gendarme a été jugé pour “atteinte à l’intimité de la vie privée”  bien que le couple s’adonnait au libertinage sans en faire mystère auprès de leurs collègues relate la Provence.

“Certains d’entre eux étaient présents lors de nos soirées, ils connaissaient nos moeurs”, a précisé le militaire devant le tribunal en justifiant son attitude “par une pulsion de haine” après avoir appris que sa compagne l’avait trompée et par l’alcool.

Le préjudice moral de ma cliente est terrible, plaide Me Damien Faupin, avocat de l’ex-compagne du prévenu. Pendant huit mois, elle a dû continuer de travailler avec ce monsieur et affronter le regard de ses collègues dans une gendarmerie où tout se sait. Cette affaire a quelque chose de surnaturel”.

Pour le parquet, l’envoi des photos incriminées a été prémédité puisqu’elles ont fait l’objet d’un montage.

Le gendarme a également été jugée pour harcèlement sur une gendarme adjointe volontaire ayant reçu entre 2011 et 2015, des dizaines de messages salaces.  Il aurait même eu une geste très déplacé alors qu’il patrouillait en sa compagnie.

Le tribunal rendra sa décision le 20 juin prochain.

Aujourd’hui, tous les protagonistes de cette pitoyable affaire ont été mutés loin de la gendarmerie d’Arles.

 

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