lundi 23 octobre 2017
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Le budget 2018 de la Gendarmerie.
Le budget 2018 de la Gendarmerie.

Ce qu’il faut retenir du budget 2018 de la Gendarmerie (infographie)

8,9 milliards d’euros en autorisations d’engagement (les dépenses pouvant être engagées) et 8,65 milliards d’euros en crédits de paiement (les dépenses pouvant être payées dans l’année). Ce sont les deux chiffres clés du budget 2018 de la Gendarmerie nationale, publiés le mardi 3 octobre par les pouvoirs publics. Plus globalement, la mission « Sécurités » du ministère de l’Intérieur représente en 2018, un budget de 13,3 milliards d’euros, réparti entre la Police nationale (56,1%), la Gendarmerie (40%), la Sécurité civile (3,6%) et la Sécurité et l’éducation routières (0,30%).

« Les moyens exceptionnels qui avaient été consentis aux forces de sécurité intérieure ces deux dernières années sont donc consolidés et augmentés, se félicite le ministère de l’Intérieur. Ainsi, par rapport à 2015, le budget 2018 de la sécurité intérieure représente un milliard d’euros de crédits supplémentaires, dont 16 % d’augmentation pour les moyens de fonctionnement et d’investissement. »

Un budget attendu

Après la baisse de crédits annoncée pour le budget 2017 cet été, l’annonce du futur budget de la Gendarmerie pour l’année 2018 était très attendue. Le « bleu budgétaire », ce document présentant les moyens accordés à cette mission, fourmille de détails. Par exemple, on sait d’ores et déjà que le passage à la pompe va coûter cher : le coût du carburant des véhicules est estimé pour l’année prochaine à 49,4 millions d’euros et celui des hélicoptères à 2,8 millions d’euros…

Cette année, l’accent est notamment mis sur la gendarmerie départementale. Elle « bénéficiera d’une partie de l’augmentation des effectifs de forces », précise dans l’introduction de ce document le directeur général de la Gendarmerie nationale, Richard Lizurey, en tout 459 équivalents temps-plein pour l’Institution durant l’année 2018. Cent cinq millions d’euros (autorisations d’engagement) sont également dédiés au patrimoine immobilier, « afin de répondre aux situations les plus urgentes de sécurité et d’entretien du parc domanial ».

Commande de 3.000 véhicules

De même, le budget 2018 prévoit la commande de 3.000 véhicules (soit 70 millions d’euros en autorisations d’engagement et 60 millions d’euros en crédits de paiement). La gendarmerie mobile, une priorité pour les associations professionnelles nationales de militaires, voit enfin sa dotation en hausse de sept millions d’euros. Elle sera portée à 67,9 millions d’euros pour « prendre en compte son engagement accru dans la lutte anti-terroriste, la sécurité publique et la lutte contre l’immigration irrégulière ».

Enfin, les engagements non couverts par des paiements au 31 décembre 2017 sont évalués à 1,07 milliard d’euros. Cette somme correspond aux restes à financer, par exemple parce que le paiement d’une opération immobilière est étalé sur plusieurs années alors que l’engagement financier est lui comptabilisé en totalité. Un poste concentre l’essentiel de ces engagements non couverts, c’est l’immobilier, pour 786,5 millions d’euros, qui correspondent aux engagements pour des chantiers de construction en cours et des loyers. Le document ne mentionne d’ailleurs pas le chiffre noir de la dette locative, qui culmine selon GendXXI à… 97 millions d’euros !

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Des budgets en hausse pour la Police, la Défense et la Justice

Le budget de la Police nationale est lui en hausse de 1,9%, soit une somme supplémentaire de 138 millions d’euros. 1.400 créations de postes sont prévues en 2018. Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, a également annoncé une augmentation de 5,4% de l’enveloppe consacrée à l’immobilier, un investissement de 6,2 millions d’euros pour les tablettes numériques Neopol et « un renouvellement accéléré du parc automobile avec un effort de 76,3 millions d’euros ». Dans la défense (34,2 milliards d’euros prévus pour 2018), les crédits de personnels alloués à la réserve opérationnelle des armées ( hors gendarmerie) sont en hausse : ils s’établissent à 159 millions d’euros pour l’année prochaine. « Cette dotation a d’ores et déjà permis la constitution d’un vivier de 35.700 réservistes devant effectuer en moyenne 36,5 jours d’activité dans l’année et le déploiement quotidien de près de 1.000 réservistes dans le cadre de Sentinelle dès 2017 », souligne le ministère des Armées. La réserve opérationnelle (hors gendarmerie) est d’ailleurs appelée à jouer un rôle accru dans la protection du territoire national ou dans des domaines spécialisés tels que la cyberdéfense .

Enfin, pour la Justice – son budget est en hausse de 3,9%, pour s’établir à 6,98 milliards d’euros -, la Place Vendôme signale la création de 732 postes dans l’administration pénitentiaire, dont 50 pour améliorer les extractions judiciaires.

Gabriel THIERRY.

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