mardi 12 décembre 2017
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Le procureur de Grenoble entre le colonel Marzin, à gauche, le procureur général Jacques Dallest, l'ancien DGGN, le général Parayre et le lieutenant-colonel Didier Plunian, chef de la Section de recherches, (Photo A.V)

Le procureur de la République de Grenoble fête Sainte-Geneviève

Le lieutenant-colonel Christelle Tarrolle, son adjoint le capitaine Patrice Brun et les militaires de la compagnie de Grenoble, avaient l’honneur d’organiser la Sainte-Geneviève du groupement de gendarmerie de l’Isère.

Le lieutenant-colonel Christelle Tarrolle, commandant la compagnie de Grenoble et son adjoint le capitaine Patrice Brun (Photo/A.V/L’Essor).

Parfaitement réussie, sous le soleil dauphinois, elle avait pour cadre Eybens première commune campagnarde à deux pas de Grenoble. D’abord dans l’église où une cérémonie religieuse a été célébrée par le Père Mouy et l’aumônier militaire Christian Heintz (ancien officier supérieur des troupes de montagne) qui fit une remarquable homélie.

Ensuite au château de la Commanderie pour le traditionnel vin d’honneur en présence des personnalités et de très nombreux gendarmes.

Au moment des allocutions de circonstance, l’atmosphère était un peu lourde du fait de la présence du procureur de la République Jean-Yves Coquillat qui a tout récemment engagé une action contre les gendarmes parce qu’il les suspecte d’avoir divulgué des information concernant l’affaire de la petite Maëlys, 9 ans, disparue lors d’une fête de mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère).

Comme si de rien n’était, le procureur a assisté aux discours du préfet de l’Isère, Lionel Beffre et du commandant de groupement, le colonel Yves Marzin, sans que des allusions soient faites à ces péripéties juridiques qui se sont traduites, pour le moment, par des auditions de plusieurs gendarmes par des policiers lyonnais.

Les enquêteurs de la Section de recherches de Grenoble, dirigés par le lieutenant-colonel Didier Plunian,  également présent, poursuivent cependant leurs investigations en collaboration avec les juges d’instruction qui ont entendu ce jeudi le suspect.

Et ce même s’ils font partie, parmi d’autres, des unités citées par le procureur comme étant possiblement à l’origine des fuites..

Un procureur atypique 

Jean-Yves Coquillat, procureur de la République de Grenoble, est un magistrat atypique en fin de carrière.

Le procureur Jean-Yves Coquillat (Photo/A.V/L’Essor).

Très libre de ses propos, il va volontiers plus loin que la stricte communication « technique » sur les affaires dont il est chargé. Il avait, par exemple, dans une interview au Dauphiné Libéré, expliqué que la lutte contre les trafiquants de drogue était très difficile sinon impossible, confortant en quelques sorte ces individus dans l’espoir de pouvoir agir sans être inquiétés.

Une autre fois, après les attentats contre les casernes de Gendarmerie de Grenoble et de Meylan, il avait, par le même canal, vanté le professionnalisme des incendiaires.

Les points de vue du magistrat sont parfaitement réalistes, certes, mais tout de même surprenant dans la bouche de celui qui est justement chargé de poursuivre les crimes et délits dans la mesure où ils peuvent être entendus, sinon par les malfaiteurs, en tout cas par les Dauphinois, comme des aveux d’impuissance.

 

 

Retrouvailles entre anciens voisins

Le colonel Yves Marzin, commandant le groupement de gendarmerie de l’Isère retrouve d’anciens voisins du temps de son enfance à la caserne de Grenoble (Photo/A.V/L’Essor).

C’est la magie de la Sainte-Geneviève : des contacts, des retrouvailles improbables, des relations hiérarchiques qui s’estompent ce jour là…

Lors de la réception de la Sainte-Geneviève, le colonel Yves Marzin commandant le groupement de gendarmerie de l’Isère se retrouve face à deux invités en civil, dont un grand gaillard souriant. “Vous me reconnaissez ?” “Mais oui, bien sûr ! Vous êtes notre ancien voisin“, lui répond le colonel.

Et toi, Yves, tu étais tout jeune !” dit l’un des deux interlocuteurs qui sont d’anciens gendarmes de l’escadron de Grenoble.

Tous les trois se mettent à échanger des souvenirs. Fils de sous-officier affecté à l’escadron de Grenoble,  le futur patron de la gendarmerie iséroise a habité pendant dix ans, lorsqu’il était adolescent, dans la caserne “Gendarme Hoffner” dont il est aujourd’hui le patron.

Cette caserne, dédiée à un héros de la Résistance, a été, on le sait, victime d’un grave incendie criminel qui a détruit, cet été, le garage et les locaux techniques qu’il abritait.

André Veyret

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Un commentaire

  1. thibault

    je pense que la place de ce magistrat n’était pas à la fête de Sainte Geneviève. Il a mis le discrédit sur cette arme déjà tellement critiquée. Peut être aurait il mieux valu qu’il regarde auprès du tribunal d’où venaient les fuites . Je connais un tribunal de la région parisienne où un dossier secret a été transmis à une association municipale pour suite à donner

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