mercredi 28 juin 2017
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policiers et gendarmes à Rouen
Photo d'illustration (S.D L'Essor).

Policiers, gendarmes, commerçants, profs : quand les injures font partie du métier

Policiers, chauffeurs, commerçants et professeurs sont les professionnels les plus souvent victimes de menaces, de violences physiques et surtout d’injures dans l’exercice de leur métier, indique une étude publiée mercredi par l’observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Comme leurs collègues policiers, les gendarmes sont 66% à avoir été victimes de ces “atteintes à la personne” dans l’exercice de leur profession.

Selon les résultats de l’enquête de victimation “Cadre de vie et sécurité” 2007-2016 de l’ONDRP, 16% des répondants affirment avoir subi au moins un de ces actes, sur les deux dernières années (en dehors des actes de vol et de toutes les atteintes ayant eu lieu dans le cadre du domicile).

Parmi ces victimes, on estime à 24 % la proportion de celles déclarant la dernière atteinte subie lors de l’exercice du métier“, précise l’observatoire. “Le plus souvent, près de 7 fois sur 10, (…) il s’agit d’insultes ou d’injures“, complète l’ONDRP.

Sans surprise, les professionnels exerçant un métier en contact avec le public, déclarent davantage avoir été victimes d’injures, de menaces ou de violences physiques que le reste des travailleurs.

Ainsi la part des personnes se présentant comme policiers, chauffeurs, commerçants et professeurs et qui affirment avoir été victimes de ces “atteintes à la personne“, dans l’exercice de leur profession, dépasse les 50%; avec un pic à 66% pour les “policiers, militaires et assimilés” (gendarmes, pompiers, gardiens de prison et agents de sécurité).

A l’autre bout du spectre on trouve les employés et agents civils de la fonction publique (31%) et les ouvriers qualifiés de la manutention, du magasinage et du transport (30%).

Parmi les professionnels se disant les plus atteints durant l’exercice du métier, les “professeurs des écoles, instituteurs et assimilés” et les “professeurs, professions scientifiques” déclarent connaître les auteurs pour respectivement 78% et 69% d’entre eux, contre 48% en moyenne. Cette proportion tombe à 18% pour les chauffeurs et 35% pour les policiers.

2 Commentaires

  1. Mike

    Je n ai jamais accepté qu’ un gendarme ou un policier injurié ou outrage ne soit pas pris en compte de la même manière qu’un magistrat de justice injurié ou outrage. Un membre de la justice peut il intervenir pour nous expliquer, lui derrière son bureau et le policier et le gendarme directement en contact de l auteur. Une même loi interprétée différemment selon la victime qui représente la force publique, l état est inadmissible!!

  2. nemrod

    Le pire n’ n’est pas dans les insultes!!!!on les a integrees depuis quelques années dans notre quotidien de sécurité publique!!le plus dur dans ce métier est le manque total de considération de la part de la hiérarchie qui passe plus de temps à rabaisser ses hommes que à les valoriser

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