mercredi 24 janvier 2018
Accueil / Société / La Police nationale va s’attaquer au chantier du stock des heures supplémentaires
Le Gros horloge à Rouen (Illustration/SD/L'Essor).

La Police nationale va s’attaquer au chantier du stock des heures supplémentaires

Le patron de la Police nationale, Eric Morvan a affirmé mercredi vouloir s’atteler à la “question délicate” des heures supplémentaires accumulées par les policiers, dont le stock est estimé par un parlementaire à près de 21 millions.

“J’ai décidé que nous arrêtions la politique de l’autruche sur la question des heures supplémentaires qui s’accumulent de façon préoccupante sans véritable pilotage”, a déclaré le directeur général de la Police nationale (DGPN) à Rouen, lors d’une cérémonie de vœux en présence du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

Philippe Dominati (Photo/ L’Essor/décembre 2015).

Selon un rapport du sénateur Philippe Dominati remis à la commission des Finances de la haute assemblée en novembre 2017, le stock des heures supplémentaires à apurer s’élevait à 20,9 millions d’heures fin 2016 au sein de la Police nationale.

“Nous ne pouvons pas continuer à pousser devant nous une boule qui ne cesse de grossir en laissant à ceux qui nous suivront le soin de gérer une situation que nous n’avons pas su maîtriser”, a estimé le DGPN.

Sur cette “délicate question”, M. Morvan a décidé de confier une mission à la Direction des ressources et des compétences de la Police nationale (DRCPN) chargée de formuler des “propositions ambitieuses”.

A l’exception des compagnies républicaines de sécurité (CRS), dont les heures supplémentaires peuvent être payées, ces +heures sup+ sont compensées par l’octroi d’heures récupérables, variables en fonction du grade mais aussi du moment, du motif ou encore du régime de travail du fonctionnaire de police.

Dans son rapport sénatorial, Philippe Dominati détaillait l’évolution à la hausse du stock d’heures supplémentaires passé de 17,19 millions fin 2014 à 18,79 millions d’heures fin 2015, puis 20,9 millions fin 2016. Philippe Dominati estimait que le stock des heures supplémentaires fin 2016 pouvait être évalué à 250,52 millions d’euros au coût de rachat en 2017. Une telle option “pourrait utilement être envisagée, plutôt qu’une augmentation du stock, dont l’apurement apparaît peu probable à court terme”, avançait le parlementaire.

AFP

A voir également

Hérault : un gendarme en permission blessé à coups de serpette

Un gendarme en permission a été attaqué à coups de serpette par le client d’un …

2 Commentaires

  1. RABAGLIATO

    “des heures récupérables en fonction des grades….” pourquoi une heure sup sur le bitume pour un gardien n’a pas la même valeur qu’une heure sup pour un gradé ? mais c’est de la discrimination pure et dure non ?

    • Seth

      Vous avez raison !!! ===> C’est un blague.
      Je suis d’habitude pour une égalité (ce qui semble être votre cas?), toutefois il y a des limites.
      Comprenez qu’il indemniseront (si cela vient à se faire) en fonction du salaire.
      Or qu’on le veuille ou non les salaires sont fonction de votre activité (je vous laisse juger du caractère discriminatoire). A moins de tomber dans un régime communiste tous les salaires ne seront jamais égaux !

      La grosse question est de savoir pourquoi cela augmente tant ! Une réponse évidente est le manque de fonctionnaire. S’il y avait plus d’effectifs il y aurait moins d’heures sup. Toutefois cela contente tous les gouvernements. Cela reviens moins cher de payer des heures (surtout au rabais => Équivalent au plus bas échelon de votre grade) que de devoir payer les charges et retraites de nouveaux fonctionnaires.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *