jeudi 30 mars 2017
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L'antenne du GIGN d'Orange. (Photo d'illustration /Jean-Pierre Amet pour "L'Essor")

Extorsion de fonds dans la Nièvre : une fuite sur Facebook compromet l’action du GIGN

Un jeune homme de 23 ans enlevé par trois hommes dans la nuit de mardi à mercredi dans la Nièvre, sur fond d’extorsion aggravée, a été retrouvé en vie mercredi soir à Nevers, a indiqué le parquet. Une information publiée sur Facebook a cependant compromis l’action du GIGN qui avait été appelé en renfort pour interpeller les ravisseurs.

“Il a pu nous contacter et nous avons pu le récupérer en vie, vers 21H15 à la gare de Nevers”, a précisé le parquet, selon lequel un homme a été interpellé. La victime “qui a reçu des coups” est actuellement examinée par les médecins “pour déterminer l’étendue des blessures et il n’a pas encore été entendu”, a-t-on ajouté.

Une dette contractée dans le cadre d’un trafic de drogue?

Selon les premiers éléments de l’enquête, trois hommes, et non pas six comme indiqué dans un premier temps, se sont présentés dans la nuit de mardi à mercredi au domicile de la victime à Pougues-les-Eaux, près de Nevers. Ils
l’ont forcée à les accompagner sous la menace d’une arme de poing et d’une feuille de boucher récupérée sur les lieux.

Les trois malfaiteurs se sont ensuite rendus une première fois, vers 1 heure du matin, au domicile de la mère et du beau-père du jeune homme, dans une commune voisine, pour les menacer et réclamer de l’argent. Ils ont obtenu 500 euros en liquide, puis sont revenus à 4 heures pour repartir avec un chèque de 3.000 euros. Les sommes pourraient correspondre à une dette contractée dans le cadre d’un trafic de drogue, selon la même source.

Une opération menée en centre-ville de Nevers

Les ravisseurs ont ensuite pris la fuite avec leur victime, tandis que la mère alertait les gendarmes, qui ont ouvert une enquête pour “enlèvement et séquestration”, ainsi que “extorsion aggravée avec une arme”.

Ecusson des gendarmes des antennes du GIGN. Crédit : M.Guyot/Essor.
Photo d’illustration (Crédit : M.Guyot/Essor).

Mercredi après-midi, un important dispositif renforcé par le GIGN avait été mis en place aux abords d’une habitation où les enquêteurs pensaient trouver les ravisseurs dans le centre de Nevers, en pleine ville. “Ce dispositif a été mis en échec notamment par les fuites de la presse locale transmises par Facebook et qui sont arrivées jusqu’à une des personnes interpellées”, a déclaré le parquet de Nevers. Il “déplore profondément qu’une telle fuite susceptible de mettre en danger la vie des civils et des agents interpellateurs, ait eu lieu sans l’accord du parquet”.

Le dispositif a été levé dans la soirée. Ouverte pour “enlèvement et séquestration” et “extorsion aggravée avec une arme”, l’enquête se poursuit.

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Un commentaire

  1. On envoie le GIGN pour régler des affaires entre saloperies de trafiquants de drogue ?

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