lundi 23 octobre 2017
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Le militaire qui a abattu le tueur de Marseille est un réserviste de la légion

On en sait un peu plus sur le militaire de Sentinelle qui a abattu de deux balles de Famas ce dimanche à Marseille l’individu ayant mortellement poignardé deux cousines âgées de 20 ans sur le parvis de la gare Saint-Charles, une action revendiquée par l’Etat Islamique.
Selon France 3 et la Provence, il s’agit d’un réserviste  du 1 er Régiment étranger du génie ( REG) de Laudun dans le Gard, une unité de la Légion étrangère.

Ce caporal de 24 ans est cadre dans le civil.

Par ailleurs, la Provence a publié une vidéo filmée par un passant juste après la mort de cet homme dont on a appris qu’il était sorti  de garde à vue quelques heures auparavant à Lyon.

L’enquête sur l’attaque au couteau à Marseille revendiquée par l’organisation Etat islamique, au cours de laquelle deux jeunes femmes ont été tuées dimanche sur le parvis de la gare Saint-Charles, se concentrait lundi sur le profil de l’assaillant, un SDF toxicomane en situation irrégulière.

Alors que la France est confrontée à une menace jihadiste sans précédent depuis 2015, les enquêteurs cherchent à cerner la personnalité et le parcours de l’auteur de l’attaque, perpétrée aux cris d'”Allah Akbar”.
Connu depuis 2005 sous sept identités des services de police pour des faits de droit commun, cet étranger en situation irrégulière avait été interpellé vendredi à Lyon pour vol à l’étalage.
“Il a alors présenté un passeport tunisien délivré le 18 novembre 2014 au nom de Ahmed H., né le 9 novembre 1987 à Bizerte en Tunisie”, a indiqué le procureur de Paris François Molins lors d’une conférence de presse.
Des investigations sont “en cours pour s’assurer de l’authenticité” du passeport, qu’il n’avait pas sur lui au moment de l’attaque à Marseille.
L’assaillant avait déclaré aux policiers lyonnais vivre à Lyon, “s’était dit sans domicile fixe et sans emploi autre que des missions non déclarées comme peintre”, “consommateur de drogues dures” et “divorcé”, a poursuivi M. Molins.

Sa garde à vue avait été levée après le classement sans suite de la procédure “pour cause d’infraction insuffisamment caractérisée”, et “les autorités préfectorales locales n’ont pas été en mesure de prendre une mesure d’éloignement à son encontre”, a souligné le procureur. Il se trouvait encore à Lyon samedi après-midi.

  Une revendication douteuse

Le groupe jihadiste Etat islamique a revendiqué son acte dimanche soir maiscette revendication “pose vraiment question, car aucun élément ne relie”l’assaillant à l’EI “à ce stade”, a souligné une source proche de l’enquête.
Alors qu’il était assis sur un banc, l’homme “s’est soudainement levé” en direction d'”une première victime à laquelle il a porté plusieurs coups de couteau avant de partir en courant puis, faisant un mouvement circulaire, il est revenu sur ses pas et a agressé une deuxième victime à qui il a
pareillement asséné plusieurs violents coups de couteau” avec une lame de 20 cm, a relaté le procureur.
Une passante a tenté d’intervenir en portant à l’auteur des coups avec un porte-drapeau. L’homme s’est ensuite rué sur une patrouille Sentinelle, avant d’être abattu.
“J’ai entendu crier et une personne s’est effondrée”, a raconté dimanche Mélanie Petit, une étudiante de 18 ans qui attendait une correspondance à Saint-Charles.
C’est dans ce contexte que s’est ouvert lundi à Paris le procès du frère de Mohamed Merah, l’auteur des tueries de mars 2012 qui avait fait sept morts à Montauban et Toulouse avant d’être abattu par les policiers.
Avec AFP

 

Les victimes sont deux cousines

Les deux jeunes femmes tuées dans une attaque au couteau à la gare Saint-Charles de Marseille dimanche sont deux cousines de 20 ans résidant dans la région lyonnaise pour l’une et dans les Bouches-du-Rhône pour l’autre. “Vous pensez bien que quelque chose qui arrive ici à une famille que l’on connaît vous imprègne d’une détresse que vous ressentez fortement. C’est arrivé à eux, ça peut nous arriver à nous, ça peut arriver à tout un chacun”, a déclaré à des journalistes Robert Dagorne, le maire d’Eguilles (Bouches-du-Rhône), dont était originaire une des deux jeunes filles tuées dimanche. “Elle a frequenté l’école communale d’Eguilles. Elle avait les qualités d’une jeune fille intégrée dans un village, la gentillesse, l’amabilité”, a rapporté M. Dagorne. “C’est une famille bien rangée, une famille intégrée”, a-t-il précisé, décrivant des proches très choqués. A 18H00, le maire va faire sonner le glas dans son village. Les habitants vont “se recueillir et rendre hommage à la victime” sur le parvis de la mairie de la commune située à une dizaine de kilomètres d’Aix-en-Provence. “J’ai eu la voix coupée. On dit toujours: +ça va arriver ailleurs et pas chez nous+”, a-t-il poursuivi: “Nous sommes tous dans la peine. Il y a beaucoup de colère”. La jeune fille originaire d’Eguilles, âgée de 20 ans, faisait ses études de médecine à Marseille, où elle vivait sur le campus universitaire, a précisé de son côté le président de l’association des étudiants de l’Université d’Aix-Marseille. Elève “brillante”, selon le président de l’université Yvon Berland, elle avait réussi le concours de première année du premier coup, et obtenu une moyenne de 15 sur 20 en deuxième année. Sa cousine était venue lui rendre visite pour le weekend. Le cabinet du maire de Rillieux-la-Pape (Rhône) a confirmé que la seconde jeune fille était originaire de la petite ville de la banlieue de Lyon où vivent ses parents et qu’elle suivait des études d’infirmière à Lyon. Les drapeaux de Rillieux-La-Pape ont été mis en berne lundi, a ajouté le cabinet du maire.

 

 

 

 

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