jeudi 23 mars 2017
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salle embarquement orly L'Essor
Photo d'illustration (L'Essor).

 Le patron d’ADP préconise la reconnaissance faciale “à terme”

Le PDG d’Aéroports de Paris (ADP), Augustin de Romanet, a préconisé lundi d’étudier “à terme” l’utilisation du contrôle par la reconnaissance faciale dans les zones publiques des aéroports après l’agression d’une militaire à Orly samedi.

La reconnaissance faciale est “à terme probablement une piste vers laquelle on pourrait s’orienter” pour identifier les personnes fichées comme dangereuses, a déclaré le patron d’ADP au micro de France Inter.

Il s’agirait de “mettre à l’étude la mise en place de caméras dans les zones publiques” pour comparer les visages avec les fichiers d’images d’individus jugés dangereux, a-t-il précisé soulignant toutefois que cette technique soulevait un “problème de libertés publiques” qu’il faut régler.

En revanche, il a estimé qu’il ne fallait pas fouiller les personnes à l’entrée de la zone publique, librement accessible, comme par exemple les parcs de stationnement, les zones d’accueil, les voiries extérieures afin d’éviter de créer des cibles à l’extérieur de l’aéroport. A l’aéroport d’Orly, où sont installées 2.000 caméras, la reconnaissance faciale est déjà pratiquée “pour contrôler les passeports” mais “pas pour détecter les personnes jugées dangereuses“, a rappelé M. Romanet.

La technique de reconnaissance faciale établit une connexion entre le visage fiché et les images prises par la caméra.

La sécurité totale n’existe pas“, a affirmé à la radio le patron qui s’est rendu en octobre en Israël pour “voir les méthodes” de sûreté à l’aéroport Ben Gourion à Tel Aviv.

Il a estimé que de tels “check points placés à 5 ou 6 km de l’aéroport” n’étaient “pas réalisables en l’état actuel” dans les aéroports parisiens.

L’aéroport Ben Gourion accueille “moins de 6 millions de passagers par an” contre 66 millions à Roissy-Charles-de-Gaulle et 30 millions à Orly, a souligné M. Romanet. De tels points de sécurité provoqueraient d’énormes embouteillages, selon lui. L’agression d’une militaire samedi à l’aéroport d’Orly a conduit les autorités à fermer momentanément les deux terminaux de l’aéroport et à  et à dérouter de nombreux avions vers des aéroports voisins.

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