samedi 21 octobre 2017
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Capture d'écran de la version d'Ubuntu utilisée dans la gendarmerie, en 2012. Par Dumond.stephane [LGPL, GPLv3, LGPL, LGPL, MPL 1.1, GPL, LGPL, Public domain or CC0], via Wikimedia Commons
Capture d'écran de la version d'Ubuntu utilisée dans la gendarmerie, en 2012. Par Dumond.stephane [LGPL, GPLv3, LGPL, LGPL, MPL 1.1, GPL, LGPL, Public domain or CC0], via Wikimedia Commons

La Gendarmerie nationale épargnée par le rançongiciel WannaCry

WannaCry n’a pas fait pleurer la Gendarmerie nationale. Le rançongiciel apparu dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, les 11 et 12 mai 2017, a épargné les ordinateurs de la Gendarmerie. Et pour cause : la très grande majorité des postes informatiques de cette force de sécurité ne tournent pas avec Windows, le système d’exploitation cible, mais avec une variante de Linux.

Ce choix en faveur du logiciel libre, Linux, au détriment de la firme de Redmond remonte à la fin des années 2000. La Gendarmerie nationale décide en effet de migrer 85.000 ordinateurs de l’arme vers Ubuntu, une version de Linux éditée par la société Canonical, rappelle cette entreprise dans un communiqué en novembre 2010. Un choix logique : en pointe dans l’utilisation des logiciels libres, les gendarmes manipulaient déjà la suite bureautique Openoffice.org et le navigateur internet Firefox.

Plus facile à gérer

Un changement dicté notamment par des considérations financières liées au coût des licences. Mais pas seulement. Pour la Gendarmerie, « Ubuntu Desktop est plus facile à gérer et à maintenir que Windows », affirmait alors Canonical. « Les mises à jour et les mises à niveau peuvent être effectuées rapidement et facilement : auparavant un administrateur informatique devait voyager toute l’année pour installer physiquement de nouvelles version d’applications sur les ordinateurs de bureau », ajoutait l’entreprise, une gageure pour une force de sécurité aux nombreux avant-postes isolés comme la Gendarmerie.

Le rançongiciel WannaCry aurait affecté, selon Europol, environ 200000 victimes, essentiellement des entreprises, dans 150 pays.

En France, l’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’informations) recense « moins d’une dizaine d’entreprises victimes », comme Renault, qui a dû suspendre l’activité de certains sites de production.

Une enquête de flagrance a été ouverte par le parquet de Paris, vendredi 12 mai, et confiée à l’OCLCTIC (l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et la communication), qui dépend de la Police Judiciaire mais qui comprend des gendarmes en son sein.

Pour le moment, « peu de victimes ont porté plainte », déplore dans une interview au journal « Le Monde » François-Xavier Masson, le directeur de l’OCLCTIC. Le C3N (Centre de lutte contre les criminalités numériques) de la Gendarmerie nationale devrait lui aussi être saisi en cas de découverte de faits commis dans sa zone de compétence.

Gabriel Thierry

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