vendredi 21 juillet 2017
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Huit mois ferme requis en appel contre un frère d’Adama Traoré pour violences sur les forces de l’ordre

Les gendarmes sont accusés d'avoir tué Adama Traoré par la famille ( Photo d'illustration)
Deus frères d’Adama Traoré ont été condamnés pour des violences contre les forces de l’ordre ( Photo Illustration Essor SD)Trao

Bagui Traoré était jugé en appel pour des outrages et violences à l’égard de policiers municipaux et de gendarmes, en marge d’un conseil municipal de Beaumont-sur-Oise. La même peine qu’en première instance a été requise. Décision le 6 juin.

Huit mois de prison ferme, soit la même peine qu’en première instance, ont été requis mardi en appel pour des violences à l’encontre de forces de l’ordre contre Bagui Traoré, un frère d’Adama, mort en 2016 lors de son interpellation par des gendarmes.
Le jeune homme de 25 ans avait été condamné le 14 décembre 2016 par le tribunal correctionnel de Pontoise pour outrages et violences à l’égard de policiers municipaux et de gendarmes, en marge d’un conseil municipal de Beaumont-sur-Oise.
Le tribunal avait également décidé d’une interdiction de séjour de deux ans dans cette ville du Val-d’Oise, où vit une partie de sa famille.
Les faits qui sont reprochés à Bagui Traoré remontent au 17 novembre: des heurts avaient éclaté ce soir-là, quand des membres et soutiens de la famille Traoré s’étaient vu refuser l’accès à la salle du conseil municipal de Beaumont-sur-Oise. Ils voulaient y assister pour protester contre une délibération visant à faire prendre en charge par la commune les frais de justice de la maire qui avait déposé plainte pour des menaces après la mort d’Adama Traoré.

Cinq policiers municipaux et trois gendarmes parties civiles

Une policière municipale avait reçu un coup de poing au visage. Les manifestants avaient été dispersés à coups de gaz lacrymogène et le conseil annulé.
Me Yassine Bouzrou, l’un des avocats de la défense, a de nouveau plaidé la relaxe, pointant notamment du doigt une “enquête lacunaire“.
Devant une salle d’audience de la cour d’appel de Versailles remplie de proches et de soutiens de la famille Traoré, Bagui Traoré, qui comparaissait détenu, a contesté les faits, estimant que les parties civiles (cinq policiers municipaux, présents à l’audience, et trois gendarmes, absents) avaient “une dent contre la famille Traoré”.
Son frère Ysoufou Traoré, 22 ans, était également rejugé mardi après avoir fait appel sur le volet civil du dossier. Il avait été condamné à six mois de prison dont trois avec sursis pour outrages et menaces de mort à l’encontre de deux policiers. Il était ressorti libre de l’audience du 14 décembre.
Un des policiers municipaux partie civile dans ce dossier a cependant déposé une nouvelle plainte contre lui pour outrage, a annoncé la défense mardi.
La cour d’appel de Versailles doit rendre sa décision le 6 juin.
Qualifiée de “bavure” policière par son entourage, la mort le 19 juillet d’Adama Traoré, 24 ans, avait entraîné plusieurs nuits de violences à
Beaumont-sur-Oise et dans les communes alentour.

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