lundi 20 novembre 2017
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Guyane : un orpailleur brésilien grièvement blessé lors de la destruction d’un puits illégal

La forêt guyanaise ( photo d’illustration D.C l’Essor)

Un chercheur d’or brésilien de 39 ans “en situation irrégulière” a été grièvement blessé vendredi en Guyane lors d’une opération de destruction de puits illégaux au lendemain de la visite d’Emmanuel Macron, a indiqué mardi le parquet à l’AFP.


L'”opération de lutte contre l’activité minière illégale”, entamée le 23 octobre, à Marisapoula, cette commune isolée du sud-ouest de la Guyane visitée jeudi par le président de la République, consistait à “faire exploser les mines illégales du secteur“, a assuré Isabelle Arnal, procureure adjointe, confirmant une information du site Guyaweb.

“Les circonstances de cette explosion qui a fait un blessé grave vendredi en fin d’après-midi sont l’objet d’une enquête confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Cayenne“, a-t-elle précisé.

Selon une source judiciaire citée par Guyaweb, l’homme s’est “aventuré à l’intérieur du périmètre” de sécurité placé lors de ce type d’opération pour aller “chercher du matériel“, ou bien a “touché le cordon détonant”. “Ses mains ont été complètement arrachées”, a précisé cette source.
Le parquet n’a pas donné le détail des lésions confirmant seulement des blessures “aux deux mains”.
En raison d’un délai “conforme au protocole en vigueur” en matière d’évacuation sanitaire d’une commune isolée, selon une source médicale, le blessé n’est arrivé que “samedi soir” par hélicoptère à l’hôpital de Cayenne.

Une évacuation de nuit ne s’opère selon ce protocole que “lorsqu’il y a une urgence vitale”.

Le blessé “avait pu être pris en charge par un médecin militaire sur place“, a précisé cette source.
C’est notre quotidien”, a estimé un médecin de l’hôpital de Cayenne, rappelant un épisode similaire en 2012 lors de la visite de l’ancien président Nicolas Sarkozy, alors qu’à l’époque “il n’y avait pas encore d’hélicoptère de la sécurité civile en Guyane”.

En janvier 2012, plusieurs orpailleurs illégaux avaient perdu la vie, lors de l’attaque à l’arme de guerre d’un site clandestin de Dorlin toujours sur Maripasoula, par une bande impliquée dans la mort de 2 militaires français en juin suivant.

Avec AFP

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