vendredi 24 novembre 2017
Accueil / L'actualité Bourgogne-Franche-Comté / Eleveur tué en Saône-et-Loire : les gendarmes poursuivis ?

Eleveur tué en Saône-et-Loire : les gendarmes poursuivis ?

Les gendarmes ayant tué le samedi 20 mai dernier l’éleveur Jérôme Laronze à Sailly en Saône-et-Loire pourraient être poursuivis annonce le Bien Public. Ils avaient été placés en garde à vue par l’inspection technique de la Gendarmerie nationale.

Selon le journal dijonnais,  Karine Malara, procureur de la République de Mâcon a évoqué la possible ouverture d’une information judiciaire à l’encontre des militaires. Ces derniers pourraient ainsi être mis en examen  pour  “violences avec armes ayant entraîné la mort sans intention de la donner”

S’exprimant sur RTL mercredi, la soeur de l’agriculteur “se demande pourquoi les gendarmes se sont mis en situation de danger en sortant de leur voiture” et met en doute la légitime défense.
Rappelons que l’éleveur qui était recherché par les forces de l’ordre depuis le 11 mai avait déjà foncé sur les gendarmes 9 jours avant.
Ce jour-là, un contrôle vétérinaire avait eu lieu sur son exploitation et Jérôme Laronze avait foncé avec son tracteur sur les gendarmes qui accompagnaient les inspecteurs des services sanitaires.   Le jour du drame, il a de nouveau foncé sur les gendarmes.

Pourquoi transportait-il un pistolet mitrailleur chargé ?

“Se sentant menacés, les militaires ont ouvert le feu à plusieurs reprises”, avait déclaré Karine Malara, procureur de la République de Mâcon à France 3 Bourgogne.
Par ailleurs, le fait qu’il possédait dans sa voiture un pistolet mitrailleur de la seconde guerre mondiale, chargé et avec des munitions est une donnée importante de l’enquête selon une source proche du dossier.
Pourquoi transportait -il cette arme de guerre ? Une enquête de la section de recherches de Dijon est conduite à ce sujet.

Une page Facebook “Justice pour Jérôme

Alors que la Confédération paysanne a l’intention de se  constituer partie civile, ce qui ne sera possible que s’il y a un procès, une page Facebook en soutien à l’éleveur a été créé annonce également le Bien Public .
Sur un message posté sur cette page, la famille indique que “les premiers éléments de l’enquête laissent penser que rien ne justifiait une telle violence à son encontre et que les deux gendarmes ont agi sans discernement et avec précipitation, alors que des renforts étaient attendus.”
A l’évidence, un long bras de fer judiciaire s’engage.

 

 

A voir également

Comment la technologie transforme la sécurité intérieure

« Ce n’est plus Milipol, c’est Milidrones ! » Ce cri du cœur, c’est un gendarme, rencontré au …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *