lundi 11 décembre 2017
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Photo d'illustration (A.V/L'Essor).

Disparition de Maëlys : les étapes de l’enquête (actualisé)

De la fête de mariage fin août à la mise en examen d’un ex-militaire invité à la noce, les principales étapes de l’enquête sur la disparition de Maëlys :

– La disparition –

27 août: on s’aperçoit vers 3H que Maëlys De Araujo, 8 ans, a disparu d’une soirée de mariage organisée dans la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin (Isère). Sa famille la cherche pendant une heure avant d’alerter la gendarmerie qui  met en place un important dispositif de recherches. Après une journée de battues, un appel à témoins est lancé.

– La piste de l’enlèvement –

28 août: le parquet de Bourgoin-Jallieu ouvre une enquête pour enlèvement, estimant que Maëlys a pu monter dans une voiture. Trois chiens pisteurs se sont arrêtés au même endroit du parking de la salle des fêtes, relève la gendarmerie.

– Deux gardes à vue –

31 août: un ancien militaire de 34 ans, ami du marié, demeurant à Domessin (Savoie), est placé en garde à vue dans la matinée pour des vérifications  d’emploi du temps. Invité sur le tard au mariage, il s’est absenté durant la  fête et a fait des déclarations incohérentes lors de son interrogatoire comme  témoin. Cet intérimaire célibataire admet avoir eu des contacts avec l’enfant mais  rejette tout soupçon. Il a nettoyé sa voiture le dimanche parce qu’il devait  la vendre, ce que confirme l’acquéreur pressenti, selon son avocat.

1er sept: un deuxième homme de 34 ans, ami du premier, est placé en garde à  vue pour confronter leurs déclarations. Les recherches reprennent sur un  périmètre élargi mais avec un dispositif allégé. Les deux gardés à vue sont  relâchés dans la soirée, faute de charges.

2 sept: plusieurs centaines de personnes participent à une “battue citoyenne“. Une information judiciaire est ouverte contre X à Grenoble pour enlèvement de mineur et deux juges d’instruction sont désignés.

– Mise en examen –

3 sept: alors que les plongeurs de la gendarmerie sondent des plans d’eau, nombreux dans la région, le suspect de Domessin est arrêté après des analyses  sur son véhicule qui révèlent la présence d’une trace d’ADN de la fillette. Il est mis en examen pour enlèvement et incarcéré.

4 sept: le suspect conteste toute implication et explique, selon son avocat, que Maëlys est montée dans sa voiture sur le parking, avec un petit
garçon, pour voir si un chien s’y trouvait, et que tous ont regagné la salle ensuite. S’il s’est absenté durant la soirée du mariage, c’est pour aller chez lui changer de short, tâché par du vin, selon Me Bernard Méraud.

5 sept: une perquisition est menée par les juges d’instruction au domicile du suspect, afin d’effectuer des prélèvements. Le lendemain, des plongeurs fouillent encore des gorges et un plan d’eau à proximité.

– Soupçons, fuites et requête –

10 sept: l’avocat des parents de Maëlys évoque dans un entretien au Dauphiné Libéré les soupçons portés par la famille, dès le soir de la
disparition, sur l’ex-militaire.

20 sept: le suspect confie sa défense à un nouvel avocat, Me Alain Jakubowicz.

28 sept: les parents de l’enfant demandent au suspect “de dire tout ce qui s’est passé cette nuit-là et de coopérer avec la justice“.

24 oct: le procureur de Grenoble ouvre une enquête pour violation du secret de l’instruction et accuse les gendarmes d’être à l’origine de fuites dans la presse. Le patron de la gendarmerie juge “scandaleuses” ces “accusations péremptoires“.

30 nov: la cour d’appel annule les premières auditions du suspect en garde à vue car elles n’avaient pas été filmées, à tort, tandis que Nordahl Lelandais est ré-entendu par les juges d’instruction.

30 nov : Nordahl Lelandais, l’ex-militaire de 34 ans
suspecté depuis le 3 septembre d’avoir enlevé la petite Maëlys fin août en  Isère, a été mis en examen pour meurtre à l’issue de son audition jeudi par  les juges d’instruction.
Le suspect était jusque-là mis en examen pour enlèvement uniquement. Il a  continué de nier les faits lors de son interrogatoire, le premier à intervenir  depuis son incarcération le 3 septembre, a précisé le procureur de la  République, Jean-Yves Coquillat.

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3 Commentaires

  1. Sève

    BONJOUR, est ce que tous les campings possédant des chalets dans le coin st ils fouillés?

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