dimanche 19 novembre 2017
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Paris, le 7 novembre 2017, audition de la ministre des Armées, Florence Parly, par la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances 2018. (Capture d'écran Sénat)
Paris, le 7 novembre 2017, audition de la ministre des Armées, Florence Parly, par la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances 2018. (Capture d'écran Sénat)

Temps de travail : Parly juge ” dommageable” la décision de la Gendarmerie

La France va demander des “exemptions maximales” dans la mise en oeuvre de la directive européenne sur le temps de travail au sein de l’armée, a indiqué mardi la ministre des Armées Florence Parly, très critique avec la décision de la Gendarmerie qui a commencé pour sa part à transposer la directive en septembre 2016 en mettant en oeuvre la règle du repos journalier de 11 heures minimum. Fin octobre, le directeur,  le général Richard Lizurey, a affirmé que cette instruction provisoire ne serait pas remise en cause.

“la gendarmerie a pris l’initiative de transposer à sa manière cette directive, ce qui est dommageable pour ce qui concerne la disponibilité des forces dont dispose la gendarmerie et aussi malheureusement dommageable pour le reste des forces armées puisque cela crée une sorte de précédent dont nous ne souhaitons surtout pas l’extension“, a ainsi déclaré  Florence Parly

Il ne me semble pas réaliste, alors même que l’échéance définitive pour la transposition de cette directive connue depuis 14 ans est la fin 2017, de se dire au mois d’octobre 2017 que peut-être nous pourrions envisager la renégociation de cette directive dont la France a été l’initiatrice“, a-t-elle déclaré lors d’une audition au Sénat.

En revanche, ce sur quoi nous pensons devoir travailler avec beaucoup de détermination, c’est la négociation des exemptions et d’exemptions maximales dans leur ampleur“, a ajouté Florence Parly devant la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat.

Le président Emmanuel Macron a semé l’inquiétude et le mécontentement dans les rangs des militaires en annonçant le 18 octobre que la France n’appliquerait pas dans les armées ni la gendarmerie ce texte adopté en 2003 et encadrant le temps d’activité.

Il fixe des seuils à ne pas dépasser, hors opérations extérieures ou de guerre, notamment un repos minimal de 11 heures consécutives par tranches de 24 heures et une durée hebdomadaire maximale de travail de 48 heures. “La prise de conscience qui existe auprès de nos partenaires européens quant à la gravité des menaces qui pèsent sur l’Europe (…) nous aidera, je l’espère, à obtenir des autorités européennes une vision aussi bienveillante et ouverte que possible“, a poursuivi la ministre des Armées, ajoutant que les “résultats” de cette réflexion seraient présentés “très rapidement” au chef de l’État.

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AFP

Temps de travail: la mise au point du directeur général (Version actualisée à 17h15)

 

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