dimanche 19 novembre 2017
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Photo d'illustration (M.G/L'Essor).

Charente-Maritime : 30 ans de réclusion pour le meurtrier d’une randonneuse

Jérémy Tiberghien, 25 ans, jugé par la cour d’assises de Charente-Maritime pour le meurtre et le viol d’une randonneuse commis en octobre 2014 dans un bois d’Echillais, a été condamné le 13 septembre à trente ans de réclusion criminelle. Il avait été identifié grâce à son ADN relevé par la gendarmerie pour une tout autre affaire : celle de violences commises contre sa concubine en 2012.

Cette peine est assortie d’une période de sûreté de 20 ans et d’un suivi socio-judiciaire pendant cinq ans avec obligations de soins pour le jeune homme qui avait reconnu les faits lors de sa garde à vue en novembre 2014, après avoir été confondu par des tests ADN.

Dans l’après-midi, l’avocate générale avait réclamé une peine de trente ans de réclusion, assortie d’une période de sûreté de 20 ans et d’un suivi socio-judiciaire pendant 10 ans.

Le corps de Catherine Gardère, une employée de laboratoire d’analyses de 51 ans, adepte de la marche nordique, avait été retrouvé le 3 octobre 2014, le long d’un canal dans le Bois du Chay à Echillais, commune voisine de Rochefort-sur-Mer.

Selon l’autopsie, la victime, mariée et mère de deux filles, avait succombé à de multiples fractures de la face et à une fracture du crâne, ayant entraîné une hémorragie cérébrale. Elle avait également été violée.

Jugé depuis lundi à Saintes, l’accusé, originaire de Gironde et qui résidait non loin d’Echillais, a reconnu à l’audience les coups et le viol. Selon lui, il aurait réagi à un coup de bâton de marche nordique que la randonneuse, effrayée, lui aurait asséné au visage. Mais il a nié avoir suivi la victime alors que l’enquête a révélé que près de deux kilomètres séparaient l’endroit où il pêchait et le lieu du crime.

Il a expliqué son geste en évoquant des pulsions en lien avec des violences subies pendant son enfance à La Réunion et affirmé avoir été lui-même violé à l’âge de 4 ou 5 ans par un inconnu.

L’accusé, confondu par des tests ADN, avait subi par pure coïncidence un prélèvement quelques jours après le meurtre, alors qu’il était convoqué à la gendarmerie pour une affaire distincte de violences sur sa concubine, des faits remontant à 2012. L’homme a déjà été condamné pour usage et détention de drogues.

Le crime avait suscité une vive émotion dans la commune et à Rochefort, le Bois du Chay étant un lieu prisé des Rochefortais pour la promenade et les activités sportives. Le week-end suivant la découverte du corps, plus de 600 personnes avaient pris part à une marche blanche à Echillais en hommage à la victime.

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