vendredi 20 octobre 2017
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Un bonnet de police et une casquette de la Gendarmerie.
Un bonnet de police et une casquette de la Gendarmerie (D. CHALUMEAU / L'ESSOR).

Remplacée par le calot, la casquette tire sa révérence

La casquette de service tire sa révérence dans la Gendarmerie. Dans un message interne, la direction générale annonce la fin de la distribution de ce couvre-chef en dotation initiale. La casquette est remplacée par le bonnet de police, le fameux (et ancien) calot, parfois préféré dans certaines unités et porté dans la Police nationale, notamment chez les CRS.

« Le port du bonnet de police devient la norme avec les tenues de service, précise ce message interne. Le port du bonnet de police est élargi aux tenues de ville qui ne prévoient pas la vareuse. » Depuis 2011, le port du calot était déjà autorisé avec les tenues de service courant, tandis que le port du képi ou du postillon est lui réservé aux tenues de campagnes, de ville ou de cérémonie.

Un couvre-chef qui fait débat

La casquette de la gendarmerie (D. CHALUMEAU / L'ESSOR)
La casquette de la gendarmerie (D. CHALUMEAU / L’ESSOR)

Casquette ou calot ? La question, moins anodine qu’il n’y paraît, suscitait le débat chez les gendarmes. « Je trouve le calot plus adapté que cette vilaine casquette qui ressemble plus à celle d’un employé communal que d’un gendarme », expliquait ainsi un internaute sur le forum de l’Essor. « Les deux coiffures sont à mon sens pratiques à porter, par rapport au képi, que l’on garde bien sûr pour les cérémonies », lui répondait un autre participant à cette discussion.

Après près de quinze ans dans le barda des gendarmes, la casquette disparaît en tous cas sans tambour ni trompette. Elle avait été introduite en 2002 dans l’équipement des militaires, remplaçant alors le très traditionnel képi pour le service. Le général Alain Weber, alors en charge de ce programme à la direction de la gendarmerie, expliquait à Libération ce choix. « Nous avons voulu quelque chose de fonctionnel, dynamique et mieux adapté à nos missions ». La casquette a visiblement depuis fait son temps.

Tradition militaire

Le choix du bonnet de police semble lui rapprocher la Gendarmerie de sa tradition militaire. Ce couvre-chef est dans le paquetage des soldats français depuis le 18e siècle. A l’origine, le calot était confectionné à partir d’une « coiffe taillée dans la jambe d’un pantalon usagé, et replié sur la tête à la manière d’un bonnet de nuit », écrit le capitaine Petrequin dans une note sur l’histoire du bonnet de police.

Sa forme et sa couleur évolueront, au fil des années et des modes. Tombé en désuétude, bien qu’arboré par l’armée de l’air ainsi que par les troupes de marine lors des cérémonies, il revient désormais en grâce. Depuis la fin de l’année 2016, soixante ans après la dernière description réglementaire, le calot « fait son retour dans le paquetage du soldat de l’armée de Terre », signale le ministère de la Défense. Une « mesure identitaire forte », pour le capitaine Petrequin, qui vise à « redonner à l’armée de Terre le lustre de ses uniformes et affirmer l’esprit de corps ». Et l’auteur de faire chapeau bas devant la Gendarmerie, qui, au cours de la traversée du désert du calot dans les armées, « n’a jamais abandonné le bonnet de police au profit du béret » !

Gabriel Thierry 

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10 Commentaires

  1. MAS 36

    Le bonnet de police, c’est bien, traditionnel et fonctionnel, encore faudrait-il que les gendarmes le portent. La plupart du temps les militaires que je croisent sont systématiquement tête nue, ou lunettes de soleil relevées sur le crane. En revanche les policiers sont en tenue règlementaire et portent systématiquement le bonnet de police.

    • BARBIERI

      ne regarde pas si ca te dérange, tourne la tête

    • Austerlitz

      Ayant porté le calot pendant 36 ans, ainsi que le casquette, mais elle, beaucoup moins. La casquette a été comme le calot, un accessoire du port de la tenue militaire (Gendarmerie), qui a coûté aux contribuables des millions d’euros (tout le personnel militaire de la Gendarmerie). Sa disparition, sert-elle à évincer ultérieurement le militarisme de l’Arme? Pour ressembler aux CRS? Ou alors, un semblant d’ordre, afin de rassembler deux forces de Police, sous le commandement civile, d’un antimilitariste, comme dans tous les pays qui sont devenus des Dictatures, pour avoir instaurée 2 polices, une militaire, une civile.. La France sous son nouveau Régime politique, sous les ordres d’un Chef, qui a plusieurs reprises, a expliqués aux militaires, au parlementaires, au gouvernement, que c’est lui l’unique Chef. Si tout cela ne rentre pas en ligne de compte, alors pourquoi, avoir dépensé des millions d’euros, pour que 10 ans après, tout soit abrogés. Qui en est l’auteur? A qui profite cette directive? Et a quoi elle va servir?

  2. albrecht guy

    Bonne chose que le retour au bonnet de police. Quelle horreur cette casquette que je laissais dans le véhicule en prétextant l oubli.

  3. BOSSION Gaetan

    De mon temps le képi était la coiffure de dotation – Il est vrai que la casquette n’était pas très élégante et je pense que le calot sera mieux accepté par le personnel et surtout plus adapté à notre temps.

  4. BOSSION Gaetan

    cette casquette était difficile à porter et surtout très inadaptée et inélégante. Le calot sera plus approprié en souhaitant que le personnel le porte normalement.

    • claude34

      Vous voulez dire ridicule ?
      Je me demande encore pourquoi les gendarmes ont accepté d’être affublés d’un aussi ridicule couvre chef.
      Comme à l’époque pour l’armée de terre on a sous prétexte d’uniformité supprimé les bandes de commandement des officiers sans que les grands chefs ne murmurent,les gendarmes ont été rendus ridicules avec l’assentiment de leurs autorités.
      Pour être respecté,il faut être respectable .Il faut de la tenue au sens propre et au sens figuré.
      A quoi sert d’être exemplaire et peut-on inspirer le respect et l’autorité avec une tenue qu’aucun des pays qui nous entourent nous envient…
      De là à voir des gendarmes mal rasés,les lunettes de soleil sur le crâne et tête nue m’étonne chaque jour un peu moins. Et cela me chagrine chaque jour un peu plus.

    • POINT

      iIl n’est pas trop tôt que cette casquette soit supprimée

  5. PLACEAU

    Gendarme de pères en fils depuis 1942, retraité depuis 21 ans : je suis vice président des médaillés militaires et des anciens combattants UNC-Algérie de ma commune, à chaque cérémonie patriotique je coiffe mon calot gendarmerie et salue aux hymnes et couleurs, car on ne salue que se on porte une coiffe. C’est pratique, il se plie et peut se mettre dans la poche, comme le béret gascon ou basque.

  6. RAULT

    La casquette a l’avantage de protéger du soleil et surtout, pour le porteur de lunettes, de la pluie !

    Quant au nouveau texte sur le calot, peut-être l’ai-je mal lu à l’époque (début de l’été) mais il me semble qu’il consacre le port du calot avec certaines tenues (chemisette blanche par exemple) mais n’interdit pas la casquette… A voir donc.

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