lundi 20 novembre 2017
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Photo de la Guadeloupe (Photo d'illustration L'Essor).
(Photo d'illustration L'Essor).

Outre-mer : le bilan du plan sécurité présenté le 6 mars

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Une conférence nationale réunissant le Premier ministre Bernard Cazeneuve et la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts, était organisée le 6 mars pour faire le bilan du plan Sécurité Outre-mer, lancé en 2016. Bloqué à Mayotte en raison des conditions météo, le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux n’a pas pu se joindre à la conférence.

Cette conférence, tenue au ministère des Outre-mer, a réunit “les représentants de l’État, les élus ultramarins et des responsables associatifs pour dresser le bilan du plan Sécurité Outre-mer“, et permis “d’échanger sur les initiatives qui sont menées dans les territoires ultramarins“, ont-ils indiqué.

Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre a d’abord tenu à rappeler que “les outre-mer n’ont cessé d’être une priorité gouvernementale […] La gouvernance des dispositifs de sécurité intérieure a ainsi été perfectionnée partout outre-mer ces derniers mois, a d’abord affirmé Bernard Cazeneuve. Les moyens humains et matériels de la police et de la gendarmerie nationale ont fait l’objet d’efforts inédits et très significatifs, qualitativement et quantitativement”.

Présentant des résultats dits “encourageants”, le Premier ministre a évoqué les difficultés rencontrées dans la lutte contre le trafic de drogue : “En Guyane, des renforts ont également été acheminés. La Zone de Sécurité Prioritaire a été officiellement lancée à Saint-Laurent du Maroni vendredi dernier. Une antenne de l’OCRTIS a vu le jour au second semestre de 2016” (…). Je sais aussi qu’en Guadeloupe, à Saint-Martin et dans une moindre mesure en Martinique, la situation reste difficile par exemple dans la lutte contre les trafics de stupéfiants ou l’insécurité routière”. Bernard Cazeneuve a également souligné que les outre-mer n’étaient pas “épargnés par les phénomènes de radicalisation”, notamment à La Réunion et Mayotte.

Lutter contre le développement de l’insécurité

Alors que la France métropolitaine compte 1,4 victime de la délinquance pour 1000 habitants, en Outre-mer, ce chiffre est de 2,4. Dans ce contexte, le plan sécurité Outre-mer avait été lancé en juin dernier par l’ancienne ministre des Outre-mer George Pau-Langevin et Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur. Il prévoyait notamment des renforts d’effectifs et de moyens (2 milliards d’euros en 2017) pour les forces de l’ordre, la création d’un “groupe tactique projetable” prêt à intervenir en cas de troubles graves, la création éventuelles de nouvelles Zones de sécurité prioritaires, et une intensification de la lutte contre la radicalisation.

Il existe “cinq territoires où l’insécurité se développe de façon inquiétante“, avait souligné Mme Pau-Langevin, citant la Guadeloupe, Saint-Martin, la Guyane, Mayotte et la Nouvelle-Calédonie. Ce dernier territoire fait l’objet de violences récurrentes au sud de Nouméa, au niveau du territoire de la tribu de Saint-Louis sur la commune du Mont-Dore, depuis fin octobre, après qu’un jeune a été tué par un gendarme lors d’un contrôle qui a dégénéré.

Référendum sur l’indépendance

Des incidents – tirs sur les voitures et les gendarmes, dont plusieurs ont été blessés, jets de pierre, agressions d’automobilistes – surviennent périodiquement. Ces violences inquiètent à l’approche d’un référendum sur l’indépendance prévu en 2018. Des élus de Nouvelle-Calédonie s’entretiendront en tête à tête avec la ministre à ce sujet.

Autre sujet d’inquiétude, la Guadeloupe, où les vols à main armée avec une arme à feu ont progressé de 36,4% en 2016 sur l’ensemble du territoire, et Mayotte, théâtre de plusieurs nuits de violences urbaines en avril dernier, qui s’étaient conclues par la mort d’un père de famille. Un plan Sécurité particulier a été mis en place pour l’île, marquée par une forte pression démographique et migratoire.

Enfin, la Guyane est toujours l’objet de tensions récurrentes, liées notamment à l’immigration clandestine avec les pays limitrophes, à l’orpaillage illégal et au trafic de stupéfiants. Le nombre d’homicides en Outre-mer a augmenté en 2016 pour atteindre 205 faits constatés, avait annoncé l’Intérieur dans le dernier bilan sécuritaire du quinquennat, ce qui représente près d’un cinquième de l’ensemble des homicides de France.

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