mercredi 24 janvier 2018
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Ce qui attend les gendarmes en 2018 (actualisé)

Maintien de l’ordre à Notre-Dame-des-Landes, scrutin en Nouvelle-Calédonie, sécurité du quotidien, poursuite de l’effort sur le recrutement et sécurité des casernes. Ce seront cinq échéances importantes à venir pour la Gendarmerie sur lesquels elle sera attendue en 2018. Des thématiques prioritaires, mentionnées pour certaines d’entres elles  au cours de la traditionnelle cérémonie des vœux de début d’année cumulée avec la célébration de Sainte-Geneviève, la sainte patronne des gendarmes, ce mercredi 3 janvier à Paris. Tour d’horizon.

Un face à face entre opposants et forces de l'ordre à Notre-Dame-des-Landes (Crédit photo: Des ailes pour l'ouest).
Un face à face entre opposants et forces de l’ordre à Notre-Dame-des-Landes (Crédit photo: Des ailes pour l’ouest).

Maintien de l’ordre.  Le sujet chaud, c’est le projet d’aéroport controversé en Loire-Atlantique. “Dans les semaines à venir, et ce quelle que soit la décision qui sera prise par le gouvernement, nous aurons ainsi à traiter le problème de Notre Dame des Landes”, a avertit Gérard Collomb à l’occasion des voeux de la Gendarmerie. Un problème “nécessairement complexe”, a précisé le ministre de l’Intérieur, qui a rappelé sa “totale confiance” dans les capacités de l’Institution à restaurer l’ordre “dans la mesure et la maîtrise”.

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L’autodétermination des Néo-Calédoniens. C’est l’un des gros dossiers annoncé pour la Gendarmerie en 2018. Cette année, les habitants de la Nouvelle-Calédonie vont voter sur le maintien ou non dans la République française de ce territoire constitué d’une dizaine d’îles dans le Pacifique sud. Ce scrutin d’autodétermination sur l’accès à une pleine souveraineté doit avoir lieu d’ici le mois de novembre 2018. A charge pour la Gendarmerie de sécuriser cette élection dans un contexte local parfois tendu, preuve en est avec l’utilisation du VBRG (Véhicule blindé à roues de la Gendarmerie) pour certaines missions. Ce scrutin arrive également trente ans après la tragédie d’Ouvéa. En avril 1988, au premier tour de l’élection présidentielle, couplée à un référendum portant statut du territoire, la brigade territoriale de Fayaoué est attaquée – quatre gendarmes sont tués et 27 autres pris en otage. Une partie sera libérée après négociation, l’autre par le feu après le sanglant assaut de la grotte d’Ouvéa où se sont retranchés les ravisseurs, qui se soldera par la mort de 19 preneurs d’otages et de deux soldats du 11e Choc.

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Stand au contact dans le hall du centre commercial de Sarlat (Photo/RLG/L’Essor).

Police du quotidien. La Gendarmerie poursuivra ses efforts autour de la grande réforme voulue par le gouvernement pour les forces de sécurité, la police de sécurité du quotidien. Richard Lizurey a annoncé l’extension de l’expérimentation des brigades de contact, un “succès” lancé au printemps dernier, en “l’adaptant à chaque fois au territoire”. Le directeur général a par exemple précisé l’un des objectifs assignés à l’Arme pour se rapprocher de la population : d’ici la fin de l’année, chaque élu de terrain devra avoir “un contact personnalisé” avec un gendarme de terrain. De même, des réunions seront organisées à l’échelle des compagnies pour rendre compte de l’action locale des unités.

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5 ème promotion
La 5ème promotion (1ère compagnie) de l’école de Dijon (Photo JFC/L’Essor)

Recrutement. Le départ des gendarmes de la “Génération Mitterrand” continue de se faire sentir. Davantage de départs, cela signifie davantage d’arrivées et donc de personnels à former, de 3.500 par an environ à 10.000 – en tout, le commandement tablait l’an passé sur 50.000 nouveaux gendarmes à former en cinq ans. Face à cet afflux, les durées de formation ne seront pas réduites, comme elles l’ont été temporairement en 2016 pour faire face à un “pic de recrutement”, selon les mots du patron de la formation des gendarmes, le général Thibault Morterol. Il n’y aura pas non plus d’ouverture d’école après celle de Dijon, mais plutôt des optimisations des capacités de formation. Par exemple, 120 élèves-gendarmes ont fait leur rentrée en Espagne, à Valdemoro, pour une fin de scolarité attendue en juin 2018. Actuellement, la Gendarmerie compte 48 compagnies qui sont en formation chaque année. Ce chiffre doit être porté d’ici les deux prochaines années à 51 ou 52 compagnies.

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L’incendie du garage du groupement de l’Isère, en septembre.
(Photo/Gendarmerie nationale).

La sécurisation des casernes. Après un automne ponctué de trois attaques de casernes à Limoges, Grenoble puis Meylan (Isère), la sécurité des casernes est un sujet brûlant dans la Gendarmerie. Le plan de sécurisation des casernes lancé en 2017 sera “pérennisé” en 2018, a ainsi indiqué Gérard Collomb. Le ministre de l’Intérieur a d’ailleurs annoncé à ce sujet la future nomination, en 2018, d’un coordonnateur national de la protection chargé de “superviser l’ensemble des questions relatives à la sécurité des gendarmes et à leurs familles”.  

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Gabriel Thierry

Treize décorations

La remise des décorations (MG/L'Essor).
La remise des décorations (MG/L’Essor).

Treize hommes ont été décorés, ce mercredi 3 janvier, à l’occasion de la cérémonie des vœux de la Gendarmerie. Un major du GIGN (Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale) a été nommé chevalier de la Légion d’honneur. Le général de division Damien Striebig, commandant de la Garde républicaine, est promu commandeur de l’ordre national du Mérite. L’inspecteur général de l’administration Philippe Debrosse est décoré de la médaille de la gendarmerie. Sept militaires du peloton d’intervention de la compagnie de sécurité et d’honneur n° 2, déplacés à Saint-Martin en septembre, sont cités à l’ordre du régiment : adjudant-chef Laurent Hennequin, adjudant Grégory Romain, adjudant Sébastien Stainer, maréchal des logis-chef Madjid Benramdane, maréchal des logis-chef Cédric Rouquet, garde Thomas Durand, et le garde Kévin Painset. Enfin, trois militaires du peloton d’intervention de la compagnie de sécurité et d’honneur n° 4 engagés le 20 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise (Val d’Oise) sont cités à l’ordre du régiment : lieutenant Christopher Civel, adjudant Romain Rongère, et le garde Thibault Rouzaud.

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