lundi 23 octobre 2017
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Attaque d’Orly : le terroriste était ivre et drogué à la cocaïne

 L’agresseur des militaires à Orly, Ziyed Ben Belgacem,  était sous l’emprise de l’alcool (0,93 gramme
par litre de sang) et de stupéfiants -cannabis et cocaïne- au moment des faits.
Les enquêteurs ont  d’ailleurs découvert quelques grammes de cocaïne à son domicile de Garges-lès-Gonesse ainsi qu’une machette.

Les faits

Samedi matin à 06H55, Ziyed Ben Belgacem roule à vive allure, tous feux éteints, quand il est arrêté lors d’un contrôle routier à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise), au nord de Paris. Après avoir présenté ses papiers, ce Français d’origine tunisienne de 39 ans tire sur un policier avec un révolver à grenaille, le blessant légèrement à la tête, avant de prendre la fuite.

Il roule ensuite jusqu’à un bar de Vitry-sur-Seine, plus au sud, où il a ses habitudes, met en joue des clients, tire sans faire de blessés et abandonne son téléphone sur place. Puis il repart, abandonne sa voiture, en vole une autre et se rend à l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne).
A 08H22, au premier étage du hall A d’Orly-Sud, l’assaillant jette au sol un sac contenant un bidon d’hydrocarbures avant d’agresser une patrouille de trois soldats -deux hommes et une femme- de la force Sentinelle: il attrape la militaire et lui colle son révolver sur la tempe.

“Posez vos armes! Mains sur la tête! Je suis là pour mourir par Allah. De toute façon il va y avoir des morts”, crie-t-il aux militaires, a relaté le procureur de Paris, François Molins, lors d’une conférence de presse. Après un corps-à-corps de “plus de deux minutes” avec la jeune femme, il parvient à s’emparer de son fusil d’assaut. Dès qu’il s’écarte de la militaire, les autres soldats tirent, à trois reprises, avant qu’il ne s’écroule.

750 euros et un exemplaire du coran

D’après les analyses toxicologiques réalisées dimanche à l’issue de l’autopsie, Ziyed Ben Belgacem était sous l’emprise de l’alcool (0,93 gramme par litre de sang) et de stupéfiants -cannabis et cocaïne- au moment des faits.
Les enquêteurs avaient d’ailleurs découvert quelques grammes de cocaïne à son domicile de Garges-lès-Gonesse ainsi qu’une machette. Sur lui, ont été retrouvés 750 euros, un exemplaire du coran, un paquet de cigarettes et un briquet. Son téléphone, abandonné dans le bar de Vitry-sur-Seine, est en cours
d’exploitation.
Aucune complicité éventuelle n’a été établie à ce stade des investigations: les gardes à vue du père, d’un frère et d’un cousin de l’agresseur, qui s’étaient tous présentés d’eux-mêmes samedi au commissariat, ont été levées dès samedi soir pour le premier, et dimanche soir pour les deux autres.
Une perquisition a également été menée au domicile de ses parents sans apporter d’éléments intéressants, selon une source proche de l’enquête.
Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête, notamment pour tentative d’homicide et d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle.L’homme n’était pas fiché “S” (sûreté de l’Etat), mais avait été signalé pour “radicalisation” lors d’un séjour en prison en 2011-2012. Toutefois, après l’instauration de l’état d’urgence en 2015, une perquisition administrative de son domicile “n’avait rien donné” et aucun séjour en zone
irako-syrienne n’a pour l’instant pu être établi.
“L’enquête n’a révélé à ce stade aucun élément sur un quelconque contact avec des membres de la mouvance jihadiste et sur un éventuel intérêt pour l’Etat islamique”, a relevé la source proche de l’enquête.
“Mon fils n’a jamais été un terroriste”, a affirmé le père de l’assaillant, qui s’était rendu à la police après un appel de son fils disant avoir tiré sur un policier. Il a décrit sur Europe 1 un homme pris dans un engrenage, entre alcool, drogue et mauvaises fréquentations.

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