dimanche 19 novembre 2017
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Disparition de Maëlys : les gendarmes ont déjà auditionné 250 personnes

Version actualisée 

Plus de 48 heures après la disparition de Maëlys, les enquêteurs jugent “probable” que la fillette de neuf ans recherchée depuis dimanche en Isère ait été enlevée à l’aide d’une voiture, mais le mystère reste entier.

Vu l’ampleur des recherches et des investigations, et l’engagement des forces de l’ordre, chaque heure qui passe accrédite la thèse criminelle, au sens de la qualification pénale d’un enlèvement“, a déclaré mardi une source proche du dossier, en opposition à “une thèse accidentelle ou à une fugue, ou à une disparition qui n’aurait pas pour origine un enlèvement“.

Plus le temps passe et plus il est probable qu’elle soit montée dans une voiture“, a-t-elle ajouté.

Le parquet avait ouvert lundi une enquête sous la qualification d’enlèvement mais sans exclure la piste accidentelle.

Maëlys de Araujo, 9 ans, a été vue pour la dernière fois dimanche vers 3h du matin alors qu’elle assistait à un mariage dans la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin, dans le nord du département, en compagnie de ses parents et d’autres membres de sa famille.

Les convives encore présents l’ont cherchée pendant une heure “avant d’alerter les gendarmes, à 3H57“, a précisé la procureure de la République de Bourgoin-Jallieu Mme Baudoin.

Jusqu’à présent, 140 personnes sur les 180 qui participaient au mariage, mais aussi à deux autres fêtes dans la même commune, soit 250 au total, ont été entendues par les enquêteurs et les auditions continuent, a précisé le lieutenant-colonel Didier Plunian, commandant de la section de recherches de l’Isère.

Une soirée se déroulait en effet dans une salle paroissiale à 350 mètres du lieu de la réception du mariage, tandis qu’une autre avait lieu dans un bar, à 500 mètres de la salle des fêtes, a détaillé la magistrate.

Après d’intenses et vaines recherches alentour, de très nombreuses auditions ont eu lieu et une perquisition a été réalisée au domicile du gardien de la salle, parmi d’autres investigations effectuées par les gendarmes.

Mais la fillette d’1m30 et 28 kg, la peau mate, les yeux marron et les cheveux châtains, qui portait une robe sans manches et des nu-pieds de couleur blanche selon l’appel à témoins et la photographie diffusés depuis dimanche soir, demeure introuvable.

Plongeurs et hélicoptère

Les enquêteurs ont reçu quelques appels téléphoniques, infructueux.

D’importants moyens de gendarmerie, renforcés par des sapeurs-pompiers et des pompiers volontaires, ont été engagés pour rechercher l’enfant.

Toute la journée de dimanche, des battues ont été organisées autour de la salle des fêtes, située dans un “environnement fortement boisé avec une végétation très dense, y compris à hauteur d’homme“, selon le parquet.

Velizy-Villacoublay, le 10 juin 2015, un hélicoptère Ecureuil de la Gendarmerie posé devant le bâtiment du commandement des forces aériennes de la Gendarmerie, sur la base aérienne 107. Photo: M. GUYOT/ESSOR
Photo d’illustration (M.G/L’Essor).

Un hélicoptère de la gendarmerie a également été mobilisé et la brigade nautique d’Aix-les-Bains (Savoie) est également intervenue pour sonder la rivière Guiers, à proximité.

Des plongeurs continuaient de l’inspecter mardi, selon des journalistes de l’AFP à Pont-de-Beauvoisin où l’affaire suscite beaucoup d’émoi.

L’impensable est arrivé, je suis atterré“, a confié  le maire de la bourgade de 3.500 habitants, Michel Serrano. “C’est horrible cette histoire, ça me bouleverse parce que j’ai deux garçons. On ne parle que de ça en ce moment“, ajoutait Karine, 41 ans, une habitante croisée à la mi-journée.

Les parents de Maëlys et leurs deux filles sont installés depuis deux ans et demi dans le village de Mignovillard (Jura), près de la frontière suisse. “C’est une famille qui s’était installée assez récemment dans la commune et qui n’a jamais fait parler d’elle“, a déclaré son maire, Florent Serrette.

Selon le quotidien régional Le Progrès, la famille de Maëlys vivait auparavant en Isère aux Abrets-en-Dauphiné, une commune proche de Pont-de-Beauvoisin.

L’affaire a été confiée à la section de recherches de Grenoble, la compagnie et la brigade de recherches de la Tour-du-Pin et la brigade territoriale de Pont-de-Bonvoisin.

Une centaine de gendarmes et des chiens pisteurs 

Gun, chien de gendarmerie (Photo d'illustration S.D/L'Essor).
Gun, chien de gendarmerie (Photo d’illustration S.D/L’Essor).

Une centaine de gendarmes, dont des plongeurs, des spéléologues et des maîtres-chiens, ainsi qu’un hélicoptère ont été déployés aux alentours du lieu de la disparition de la fillette.

Les chiens pisteurs ont été utilisés à plusieurs reprises: “à chaque fois, le chien ne va pas au-delà de l’enceinte de la salle polyvalente“, a indiqué la procureure de la République de Bourgoin-Jallieu Mme Baudoin.

Trois chiens ont +marqué+ au même endroit (sur le parking). L’une des hypothèses c’est peut-être éventuellement le départ en véhicule de la petite Maëlys, d’une manière ou d’une autre“, a ajouté le colonel Yves Marzin, commandant du groupement de gendarmerie de l’Isère.

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