mercredi 24 janvier 2018
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Les nouveaux généraux de 2018 sont connus (Photo/MG/L'Essor).,

33 généraux nommés ou promus en 2018 : et les nominés sont..

Elle était très attendue. La fameuse “liste d’aptitude”, qui désigne les futurs généraux devant être nommés au cours de l’année suivante, est désormais connue. Ce sont ainsi 33 heureux élus qui devraient être nommés en conseil des ministres tout au long de l’année 2018.

En 2016, elle comprenait 11 brigadiers et 5 généraux de division et en 2017,  23 brigadiers et 8 généraux de division. Elle augmente en 2018 avec 25 brigadiers et 8 divisionnaires en première section.

Evolution du nombre de généraux de Gendarmerie (infographie extraite du magazine 505 de l’Essor)

Parmi les colonels  “nominés“, notons la présence de plusieurs commandants de région ou de formations administratives, les colonels Jean-Valéry Lettermann, Philippe Ott, Eric Langlois, Frédéric Aubanel, Didier Fortin, d’un commandant d’école, le colonel Bertrand François,  de deux  commandants de  gendarmerie spécialisée, le colonel Francis Formell pour la GTA et le colonel Philippe Guichard pour la Gendarmerie de l’air (celui de la Gendarmerie maritime, Christophe Boyer, a été nommé en 2017), des chefs du GIGN le colonel Laurent Phelip, et du GSPR, le colonel Lionel Lavergne. Le colonel Bruno Arviset, secrétaire général du CFMG,  le chef de l’IRCGN, Patrick Touron ainsi que celui de l’OCLDI, Bernard Thibaud, font aussi partie des heureux élus.

Parmi les promus “divisionnaires”, figurent le général Jean-Philippe Lecouffe, nommé en août dernier à la tête de la police judiciaire, le général Michel Pidoux, adjoint du général Marc Lévêque, commandant de la région PACA et de la zone de sécurité sud, le général Philippe Rio, chef d’une mission européenne au Mali,  Pierre Sauvegrain, qui a quitté dernièrement la tête de la sous-direction de l’anticipation opérationnelle (SDAO) pour les fonctions d’adjoint du sous-directeur des opérations et de l’emploi (DOE), trois sous-directeurs, les “trois Thierry”,  Thomas, Cayez, et Cailloz et le commandant de la région Alsace, Stéphane Ottavi.

En deuxième section, ce sont sept colonels qui vont obtenir leurs étoiles au moment de leur départ. Parmi eux la colonelle Joëlle Vachter, qui a été avec la générale Isabelle Guion-de-Méritens la première femme à entrer à l’EOGN et la première femme commandante de compagnie et la première à commander un escadron de Gendarmerie mobile. 

Dans cette liste figure aussi le colonel Jacques-Charles Fombonne, une “figure”,  de la police judiciaire de la Gendarmerie, qui a notamment piloté le projet Ariane ayant vu les fichiers Stic de la Police et Judex  de la Gendarmerie fusionner pour donner naissance au traitement des antécédents judiciaires (TAJ). Jacques-Charles Fombonne, docteur en droit, diplômé de l’école du notariat, titulaire du certificat d’aptitude à la profession d’avocat, et qui a fait un passage dans le justice administrative, est aussi un romancier de talent  (Cadavre à décharge) qui a obtenu le prix littéraire de la Gendarmerie en 2003. Mais le colonel Fombonne est aussi l’un des officiers qui a défendu lors du conseil d’enquête les officiers impliqués dans la calamiteuse “affaire des Paillotes”. 

Première section

Généraux de division :

Michel Pidoux, adjoint au commandant de la région PACA et commandant la zone de sécurité sud

Jean-Philippe Lecouffe, sous directeur de la police judiciaire

Pierre  Sauvegrain, adjoint au directeur des opérations et de l’emploi

Thierry Cayet, sous-directeur de la sécurité publique et de la sécurité routière de la direction des opérations et de l’emploi

Thierry Thomas, ‎sous-directeur de la politique des ressources humaines

Thierry Cailloz, sous-directeur de la défense de l’ordre public et de la protection de la direction des opérations et de l’emploi

Stéphane Ottavi, commandant la région Alsace

Philippe Rio, chef de la mission européenne Eucap Sahel Mali

Généraux de brigade :

Bruno Arviset, secrétaire général du conseil de la fonction militaire gendarmerie ( CFMG), chargé de mission à la DGGN

Jean-Valéry Lettermann, commandant adjoint de la région Occitanie, commandant du groupement de l’Hérault.

Philippe Guichard, commandant de la Gendarmerie de l’air

Laurent Bitouzet,  adjoint au sous-directeur de l’accompagnement du personnel

Bertrand François, commandant de l’école de Gendarmerie de Dijon

Lionel Lavergne, commandant du GSPR, groupe de sécurité du président de la République

Francis Formell, commandant de la Gendarmerie des transports aériens

Philippe Durand, secrétaire général adjoint de la Garde nationale

Philippe Ott,  commandant la région Auvergne

Laurent Phelip, commandant le GIGN

Emmanuel Miglierina, chef d’état-major de l’IGAG

François Degez, commandant en second du ‎commandement spécialisé pour la sécurité du nucléaire

Eric Lecallonnec, chef d’état-major de la région d’île-de-France

Frédéric Aubanel, commandant de la région de gendarmerie de Basse-Normandie

Didier Fortin, commandant la région Picardie

Xavier Lejeune, sous-directeur de la logistique

Patrick Aubert, sous-directeur de l’accompagnement du personnel

Charles Bourillon, adjoint au sous-directeur de la politique des ressources humaines

Eric Marchal, sous-directeur de l’immobilier et du logement

Eric Langlois, commandant la région de Franche-Comté et adjoint au général commandant la région Bourgogne Franche-Comté

Patrick Touron, commandant l’institut de recherches criminelles de la Gendarmerie Nationale (IRCGN)

Vincent Barbey, adjoint  du chef du service de l’anticipation opérationnelle

Bernard Thibaud, commandant de l’office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI)

Fabrice Grandi, chargé mission du directeur général pour les affaires internationales

Marc Boget, adjoint pour la gouvernance des systèmes d’information et de communication (SIC)  au ministère de l’intérieur

 

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Deuxième section

Généraux de division :

Jean-Luc Favier, ‎sous-directeur de la politique des ressources humaines de la gendarmerie nationale

Philippe de Boysère, ‎coordonnateur des enquêtes internes à l’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN)

Jean-Jacques Taché, commandant la région Poitou-Charentes

Généraux de brigade :

Paul Barthet , commandant la Gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires

Alain Salort,

Joëlle Vachter, chef adjoint de la mission des nations unies  EUAM en Ukraine

Daniel Mariez, adjoint du coordonnateur à l’inspection générale

Michel Coat, adjoint du commandant de région Midi-Pyrénées

Jacques-Charles Fombonne,  ‎commandant du centre national de formation à la police judiciaire de la Gendarmerie

Patrick Payramaure, commandant en second la région  Auvergne

D.C

Comment sont choisis les généraux ?

C’est le conseil supérieur de la Gendarmerie qui effectue la sélection parmi les prétendants. Présidé par le directeur général de la Gendarmerie, ce conseil est constitué du chef du bureau des officiers généraux du ministère de la Défense, d’un représentant du cabinet du ministère de l’intérieur et de celui de la Défense, du major général de la Gendarmerie, chef de l’inspection générale des armées-Gendarmerie, du directeur des personnels militaires de la Gendarmerie, du chef du bureau des personnels officiers ainsi que d’un certain nombre d’officiers généraux. Le conseil est compétent pour les généraux de brigade et de division. Les rang et appellation de corps d’armée et d’armée relèvent du pouvoir politique.

Des minima de temps sont imposés pour ces deux premiers grades, qui peuvent cependant être réduits pour nécessité absolue de service, si les compétences d’un général sont requises pour un poste et qu’il n’a pas l’ancienneté exigée.

Les généraux de la 2ème section ou  “quart-de-place”

Une fois leur carrière achevée, les officiers généraux sont affectés dans la 2e section des officiers généraux. Ils ne sont alors plus en activité, mais sont rappelables en fonction des besoins de leur Institution. Ils bénéficient à ce titre de la réduction SNCF des militaires d’active, soit 75%, ce qui fait qu’on surnomme généraux «quart de place» les colonels promus général juste avant la retraite. Contrairement à une idée reçue, les généraux en 2e section ne touchent pas leur solde d’active, mais, jusqu’à 67 ans, une solde de réserve correspondant à la pension de retraite qu’ils devraient toucher. Les généraux restent dans la 2e section jusqu’à leur décès, même s’ils ne sont plus rappelables après 67 ans.

M.G ( extraits du dossier consacré aux généraux dans le magazine N° 505 de l’Essor de la Gendarmerie)

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12 Commentaires

  1. Perruiset

    Bonjour,

    Pourriez vous m’indiquer la référence concernant la liste d aptitude des généraux.
    Cordialement

  2. Claude Rouleux

    Dans un contexte budgétaire difficile, je n’arrive pas à comprendre la décision de l’Arme d’augmenter de façon plus que significative le nombre de généraux. Mon étonnement est d’autant plus criant au regard des très grandes réticences de Bercy pour le tableau des sous officiers. Certes, le grade de colonel est encombré mais je ne pense pas que la solution envisagée soit la bonne.

    • BOURILLON

      Contrairement aux idées reçues, le coût d’un général est marginal car il s’agit de promouvoir des colonels assez anciens. Quant aux volumes, trouvez-vous normal qu’il y ait 800 généraux et équivalents dans les Armées pour 340.000 personnels, 360 commissaires généraux et 120 contrôleurs généraux dans la police pour 144.000 personnes ? C’est une question de positionnement au sein de l’appareil sécuritaire et de la fonction publique, avec derrière des enjeux d’attractivité donc de performance (si on n’offre pas de perspectives, nous n’aurons pas les meilleurs). Accepter un tel décalage , c’est accepter d’avoir des chefs médiocres.

  3. CAPDEVILLE

    33 – cela ressemble à une consultation médicale.
    j’ai plus de 80 ans, j’ai connu la gendarmerie avec de 1 à 3 généraux !
    J’en déduis qu’avec tous ces généraux, les gendarmes sont-ils devenus si idiots qu’il faille autant de généralités pour les commander? je suis pour le progrès soit on le subit soit on le constate mais c’est ainsi.
    Quand je pense que ma pension va être réduite à partir du 1er janvier 2018, il y a pour ces nominations des économies a faire, ce n’est pas la peine de crier sur le nombre de députés et sénateurs si c’est pour faire pire chez nous.
    Vive la France et les Français.

  4. COLIN

    Quand va-t-on mettre fin à cette inflation de généraux ?…….

    • le modérateur

      Elle est bizarre cette tribu ou il y a plus de chefs que d’indiens

  5. DESPRÉS François

    Juste récompense du mérite pour LECOUFE et LETTERMANN que j’ai fortement appréciés lors de leur temps de commandement respectif au GGD 38. Il se succèdent encore à la RGLR/GGD 34.
    Un plaisir de travailler sous leurs ordres.

  6. BELLENGER

    EFFARANT CE NOMBRE QUI NE FAIT QU AUGMENTER/ MAIS COMBIEN ONT FAIT LEURS
    CLASSES EN BRIGADE TERRITORIALE FER DE LANCE DE L INSTITUTION / SANS ELLES
    ILS N EN SERAIENT CERTAINEMENT PAS LA

  7. Mais qu’allons nous faire de tous ces généraux vont ils aller sur le terrain ??????????????j’en doute fort Pour occuper le dit terrain nous avons besoin de gendarmes à deux galons c est suffisant,et nous n’avons pas besoin d’une gendarmerie Mexicaine ???????????????????????????

  8. DRAILLET

    La gendarmerie devient une armée Mexicaine

  9. J’ai personnellement travaillé avec des officiers allemands et je les ai étonnés quand ils ont appris qu’en France, on nommait des officiers généraux en fonction de leur ancienneté et de leur carrière . En Allemagne, on nomme des généraux en fonction du commandement libre pour un général, et il n’y a pas de généraux en “attente” de poste … cela permet de garder toute la valeur que l’on peut accorder à ce grade !

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