mardi 22 août 2017
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12 ans aux assises du Jura pour un ex-policier ayant tenté d’abattre trois gendarmes

Palais de justice
Photo d’illustration (Matthieu Guyot L’Essor).

Un ancien policier national de 68 ans a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle, mercredi, par la cour d’assises du Jura, pour avoir tenté d’abattre trois gendarmes entrés chez lui pour l’empêcher de se suicider alors qu’il s’était retranché.

L’avocat général avait requis 18 ans de réclusion.
Stature imposante, fines lunettes noires et veste en cuir marron, Christian Renard est resté impassible dans le box des accusés, alors que ses avocats
maitres Jérôme Pichoff et Marjorie Weiermann ont plaidé le “coup de folie” d’un homme qui cherchait à se suicider.
Mais les jurés ont retenu la préméditation du crime, ainsi que “l’altération du discernement” de l’accusé au moment des faits. La cour a assorti la peine de 12 ans d’emprisonnement d’un suivi sociojudiciaire de 6 ans.
“Christian Renard se réfugie derrière une prétendue amnésie”, alors qu’il a tendu un “guet-apens” aux gendarmes, a fustigé l’avocat général, Jean-Luc
Lennon, avant de requérir une peine de 18 ans de réclusion criminelle.

Ces hommes sont des survivants

Le 20 octobre 2012, l’ancien policier s’était enfermé à son domicile à Champvans (Jura), ( près de Dole) avec un fusil de chasse, après avoir fait sortir sa compagne. Cette dernière avait prévenu la gendarmerie, craignant un acte désespéré de cet homme obnubilé et rongé par un conflit de voisinage.
Trois gendarmes étaient entrés chez lui par une fenêtre, en annonçant leur présence. Mais le sexagénaire avait ouvert le feu alors que les militaires se
trouvaient dans un étroit corridor sombre.
Il avait tiré au moins quatre coups de feu contre les gendarmes, qui avaient répliqué par une trentaine de tirs, dont huit avaient touché M. Renard.
Deux gendarmes avaient été grièvement blessés, l’un à l’épaule et à la main, l’autre à l’avant-bras.
“Ces hommes sont des survivants“, a estimé leur avocat Me Stéphane Billaudel. “Ils ont tous trois essuyé des tirs d’armes à feu, tous de nature
létale, des tirs mortels”.
Christian Renard était dans un “état de souffrance psychique aiguë”, selon Me Pichoff, et pour que “ça cesse”, il s’est avancé dans une “marche
suicidaire” en tirant.
“S’il ne s’était pas écroulé sous l’impact de la balle qui lui a éclaté le col du fémur, il serait mort“, a affirmé l’avocat.

 

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